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Le commissaire à la protection de la vie privée du Canada affirme que des lois plus strictes sont nécessaires avant l’arrivée des VÉ chinois

Chery eQ7 | Photo: Chery
  • Des inquiétudes subsistent quant à la manière dont les données des véhicules électriques chinois vendus au Canada seront traitées.

  • Le commissaire à la protection de la vie privée du Canada affirme que les Canadiens ne savent pas quelles informations les constructeurs automobiles collectent ni comment ils les utilisent.

  • Le Québec possède actuellement des lois plus strictes qui protègent mieux les consommateurs que le reste du Canada.

L’arrivée prochaine de près de 49 000 véhicules électriques en provenance de Chine soulève de nombreuses préoccupations en matière de vie privée chez les experts canadiens, au premier rang desquels se trouve le commissaire à la protection de la vie privée du pays, Philippe Dufresne.

En effet, le commissaire dit espérer qu’Ottawa introduira des lois révisées sur la protection des données et accordera des pouvoirs d’application plus étendus avant que les véhicules électriques chinois n’entrent sur le marché plus tard cette année.

La principale préoccupation est que le gouvernement chinois pourrait utiliser les données collectées par les véhicules chinois circulant au Canada pour affaiblir la sécurité nationale du pays.

Bien que tous les transferts de données provenant de véhicules connectés soient problématiques, ceux issus de véhicules chinois sont plus inquiétants, puisque la Chine tente depuis longtemps de déstabiliser les démocraties occidentales.

Par exemple, les véhicules connectés peuvent transmettre des photos, des vidéos, des enregistrements sonores et des données de suivi GPS à leur fabricant, ce qui pourrait mettre en péril la sécurité nationale ainsi que la vie privée des conducteurs.

Chery eQ7 | Photo: Chery

M. Dufresne ajoute que les conducteurs canadiens ne devraient pas avoir à sacrifier leur vie privée pour acheter un véhicule plus abordable, raison pour laquelle un cadre réglementaire plus robuste est nécessaire.

Outre l’absence d’un régime fédéral rigoureux de transfert de données transfrontalier comme ceux mis en œuvre au Québec et en Europe, le reste du Canada est également limité dans sa capacité d’intervention en cas de violation de la vie privée, puisque le bureau du commissaire ne peut émettre ni amendes ni ordonnances.

Michael Kovrig, un Canadien détenu par Pékin pendant trois ans et aujourd’hui conseiller principal sur l’Asie pour l’International Crisis Group, prévient également que l’accord récent avec la Chine — qui permet à jusqu’à 49 000 VÉ d’entrer au Canada annuellement avec des tarifs considérablement réduits — risque de créer un enchevêtrement plus profond avec un État totalitaire si des mesures de prévention ne sont pas prises au sérieux.

De plus, les inquiétudes concernant l’impact de l’autorisation de véhicules électriques chinois plus abordables sur l’industrie automobile canadienne demeurent, car les constructeurs occidentaux auront probablement du mal à rivaliser sur les prix.

À terme, cela pourrait mener à un affaiblissement du secteur manufacturier du pays, déjà fragilisé par la relation difficile entre le Canada et les États-Unis au cours de la dernière année.

Source : Automotive News Canada

Anthony Lemonde

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