BYD Shark | Photo : BYD
Des rumeurs circulent selon lesquelles le Canada se préparerait à rétablir ses incitatifs fédéraux suspendus pour l’achat de véhicules électriques et à revoir ses lourds tarifs sur les voitures fabriquées en Chine, dans une révision potentielle reflétant à la fois la pression des consommateurs et de l’industrie.
Le programme fédéral iZEV (Incentives for Zero-Emission Vehicles), qui offrait jusqu’à 5 000 $ pour l’achat de nouveaux véhicules électriques admissibles, a épuisé ses fonds et a été mis sur pause plus tôt cette année. Il semble qu’Ottawa envisage maintenant un retour du plan, en totalité ou en version partielle, avec des critères d’admissibilité précis, bien qu’aucun calendrier ni détail budgétaire n’ait encore été confirmé. Des représentants de Transports Canada ont publiquement reconnu qu’un nouveau programme d’incitatifs était à l’étude, avec un accent sur le soutien aux « travailleurs et fabricants canadiens », tout en rendant l’adoption des véhicules électriques plus accessible dans un contexte de hausse des coûts.
Depuis la suspension du programme, les ventes nationales de véhicules électriques ont stagné ou reculé au fil de l’année. Les concessionnaires et les constructeurs ont averti que, sans soutien fédéral, le Canada risquait de perdre son élan dans la transition vers la mobilité zéro émission, surtout alors que des provinces comme le Québec et la Colombie-Britannique maintiennent leurs propres rabais à l’achat.
Parallèlement, le gouvernement fédéral songerait à réévaluer son tarif de 100 % sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, mis en place en octobre 2024 pour refléter la position commerciale de Washington. La mesure, conçue pour contrer ce qu’Ottawa appelait des importations « injustement subventionnées », a fait l’objet de critiques croissantes de la part d’économistes et d’analystes du secteur, qui soutiennent qu’elle limite le choix des consommateurs et fait grimper les prix des véhicules.
Logiquement, toute révision de la structure tarifaire serait probablement spécifique à certains modèles ou fabricants, à l’image de l’approche plus flexible et au cas par cas adoptée par les régulateurs européens ces derniers mois. Ottawa mènerait actuellement des discussions informelles préliminaires avec plusieurs constructeurs chinois afin d’explorer des pistes de conformité ou d’investissement susceptibles d’assouplir les restrictions à l’importation.
Si elles se confirment, le retour des incitatifs iZEV et un assouplissement sélectif des tarifs sur les voitures chinoises marqueraient un réajustement majeur de la politique canadienne en matière de véhicules électriques. Cette approche viserait à concilier les réflexes protectionnistes avec les réalités pratiques d’un marché des véhicules électriques en ralentissement.
Une autre conséquence serait une réduction de la dépendance envers les constructeurs américains. Si l’on pousse la réflexion plus loin, les constructeurs chinois pourraient juger utile de moderniser les usines de Stellantis, GM et Ford — sans oublier de reprendre une certaine usine de Northvolt…
Et pendant qu’on y est, les constructeurs sud-coréens pourraient eux aussi envisager d’implanter des usines dans la « Terre de nos aïeux ».
Le gouvernement du premier ministre Mark Carney n’a pas commenté directement ces possibles ajustements de politique.
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