Ottawa et Séoul ont signé un protocole d’entente non contraignant afin d’explorer des possibilités de fabrication automobile et d’investissements dans les batteries sud-coréens au Canada, dans le cadre de négociations élargies liées à des contrats d’approvisionnement en matière de défense.
L’entente intervient alors que la Corée du Sud cherche à décrocher un contrat de plusieurs milliards de dollars pour construire jusqu’à 12 sous-marins diesels-électriques destinés à la Marine royale canadienne. La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, et son homologue sud-coréen, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie, Kim Jung-kwan, ont signé le protocole d’entente à Ottawa lors d’une visite officielle d’une délégation sud-coréenne.
Le protocole d’entente établit le Comité de coopération industrielle Corée-Canada et précise plusieurs domaines de collaboration potentiels, notamment la fabrication de véhicules électriques, le développement des chaînes d’approvisionnement en batteries, l’extraction et le raffinage de minéraux critiques, entre autres. Il fait également référence à une coopération dans des technologies comme l’intelligence artificielle, l’acier, le ciment, l’énergie nucléaire et le gaz naturel liquéfié.
L’accord stipule que les deux gouvernements travailleront à « faire progresser une empreinte industrielle automobile coréenne au Canada » et à développer des « possibilités de fabrication de véhicules électriques ». Il appuie aussi l’expansion de la présence de la Corée dans le secteur canadien de la fabrication de batteries.
L’annonce fait suite à la demande du Canada voulant que la Corée du Sud et l’Allemagne, les deux pays en lice pour le contrat naval, incluent des engagements d’investissement industriel dans leurs propositions de sous-marins.
Le contrat de sous-marins, qui devrait s’échelonner sur plus de 50 ans, pourrait dépasser 100 milliards de dollars et couvrir l’acquisition, l’entretien et le soutien sur l’ensemble du cycle de vie. Le Canada prévoit aller de l’avant avec une entente de gouvernement à gouvernement pour l’approvisionnement final.
Le président exécutif du Hyundai Motor Group, Euisun Chung, s’est joint à la délégation sud-coréenne à Ottawa, bien qu’il ne faisait pas partie de l’équipe gouvernementale officielle.
Il importe de souligner que Hyundai n’a pas encore d’entente officielle avec le Canada tel que l’avance cette déclaration officielle: « Hyundai Motor Group demeure déterminé à offrir des produits innovants aux consommateurs canadiens. Il n’existe actuellement aucun projet de Hyundai Motor Group ou de Hyundai Auto Canada visant à établir des opérations de fabrication de véhicules au Canada.
Nous étudions un éventail d’opportunités de collaboration, y compris une possible coopération dans le secteur de l’hydrogène afin de soutenir la transition énergétique propre du Canada. »
À titre de rappel, à la fin des années 1980, Hyundai a brièvement exploité une usine d’emboutissage et d’assemblage à Bromont, au Québec, où la Sonata de première génération (et non la Stellar) était assemblée, avec un financement public, avant que les activités ne cessent quelques années plus tard.
Source: Globe and Mail
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