La future présidente-directrice générale de Mazda Canada, Amy Fleming, qui entrera officiellement en fonction le 1er octobre, revoit la stratégie de l’entreprise alors que les cibles fédérales de ventes de véhicules électriques sont temporairement suspendues et que les tarifs douaniers punitifs continuent de nuire à l’approvisionnement et aux prix des véhicules.
Le 13 septembre, le gouvernement fédéral a annoncé un moratoire de 60 jours sur son mandat de véhicules zéro émission (VZE), ce qui revient à annuler temporairement l’objectif de 20 % de ventes VZE pour l’année-modèle 2026. Ce répit offre un soulagement à court terme pour des constructeurs comme Mazda, dont la gamme canadienne est encore peu électrifiée.
Mais la menace la plus pressante pour Mazda vient des tensions commerciales grandissantes avec les États-Unis. En effet, le tarif canadien de 25 % sur les véhicules assemblés aux États-Unis a forcé Mazda à suspendre la production du VUS CX-50, construit en Alabama et qui représentait 15 % des ventes de Mazda Canada en 2024.
En réaction, Mazda Canada s’est tournée vers des modèles assemblés au Japon et au Mexique, comme les CX-5, Mazda3 et CX-30. Cette décision a contribué à une hausse impressionnante de 19,5 % des ventes par rapport à l’année précédente. En juillet 2025, les ventes de la Mazda3 ont grimpé de 126,7 %, et celles du CX-30 ont augmenté de 18,2 % par rapport à juillet 2024.
À l’échelle de l’industrie, les ventes de véhicules électriques au Canada ont décliné pendant cinq mois consécutifs. Selon Statistique Canada, les ventes de VE ont chuté de 35 % en juin 2025 comparativement à juin 2024. Les VZE ne représentaient que 8,6 % des ventes de véhicules neufs au deuxième trimestre de 2025. Ce ralentissement est en partie attribuable à la suspension des incitatifs fédéraux à l’achat de VE, alors que la Colombie-Britannique et le Québec ont réduit leurs subventions provinciales, les plafonnant à 4 000 $.
Mazda propose actuellement au Canada des versions hybrides rechargeables des CX-70 et CX-90. Le constructeur offrait auparavant un modèle 100 % électrique, le MX-30, mais l’a retiré du marché en 2024, en raison de ventes catastrophiques, d’une autonomie décevante de 161 km, et d’un prix avoisinant les 43 000 $ avant les frais. Plusieurs autres VE américains, japonais et coréens, comme le Hyundai Kona électrique, proposaient une autonomie de 420 km.
À l’échelle mondiale, Mazda prévoit lancer la berline électrique EZ-6, développée en partenariat avec le constructeur chinois Changan Automobile, en Chine et en Europe. Aucune commercialisation n’est prévue au Canada, en raison du tarif de 100 % sur les véhicules chinois. Selon nous, même si les tarifs étaient considérablement réduits, une berline électrique aurait très peu de chances de succès dans notre marché dominé par les VUS.
Fleming affirme que Mazda Canada travaille actuellement sur un « plan à solutions multiples », qui combinera hybrides légers, hybrides conventionnels, hybrides rechargeables et véhicules 100 % électriques, avec l’objectif d’offrir une gamme entièrement électrifiée d’ici 2030.
« Nous voulons proposer une approche à solutions multiples afin que les consommateurs puissent choisir selon leur mode de vie, sans que ce soit imposé par le gouvernement », a-t-elle expliqué.
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