La pionnière électrique se réinvente en multisegment compact, plus stylée, plus pratique et toujours aussi futée.

  • Plus compacte, mais paraît plus imposante grâce à un design futé et des lignes raffinées.

  • Nouvelle batterie jusqu’à 75 kWh offrant 488 km d’autonomie pour la version S+.

  • Recharge rapide avec port NACS, parfait pour s’entendre avec les Superchargers de Tesla.


Voici la toute nouvelle Nissan Leaf 2026 de troisième génération. Ça peut sembler anodin, mais quand on se souvient que la toute première Leaf a été lancée en 2011, on réalise vite l’importance de ce modèle. Nissan a été le premier constructeur à vraiment démocratiser la voiture électrique de masse. À l’époque, ils espéraient surement que la Leaf ferait pour Nissan ce que la Prius a fait pour Toyota : devenir le symbole de la marque. Bon, ça n’a peut-être pas fonctionné exactement comme prévu. En fait, on pourrait qualifier ce fait comme une bénédiction. Mais ça n’enlève rien à son rôle de pionnière.

2026 Nissan Leaf | Photo: Matt St-Pierre

Depuis ses débuts, Nissan a écoulé plus de 700 000 Leaf dans le monde, qui ont collectivement roulé plus de 12 milliards de kilomètres. C’est quand même énorme. Avec toute cette expérience, on aurait pu s’attendre à ce que la nouvelle génération prenne un virage différent, peut-être même plus audacieux, surtout après l’arrivée timide de l’Ariya. En sorte, c’est ce que Nissan a choisi de faire en repositionner la Leaf pour mieux répondre aux attentes actuelles du marché.

Dans les détails

Fini la berline à hayon. La Leaf 2026 devient un multisegment, quelque part entre la voiture et le VUS, ce qui devrait nettement l’aider à séduire plus de clients. Et honnêtement, c’est réussi visuellement. J’adore la ligne de toit descendante qui lui donne un look dynamique. Étonnamment, elle paraît plus grosse que l’ancienne, alors qu’en réalité, elle est plus courte, moins haute et a un empattement plus court. Seule sa largeur augmente légèrement. Un bel effet d’optique.

En faisant le tour, on retrouve plusieurs petits détails charmants comme des indices qui rappellent « 2 3 » parsemé un peu partout commes dans les feux arrières, clin d’œil au « ni-san » (2-3 en japonais) et à leur histoire en course. C’est le genre de petites touches qui, mine de rien, aident à vendre des voitures. Même le choix des textures et des contrastes extérieurs, comme le noir mat combiné au bleu « Seabreeze », la couleur vedette du lancement, donne un cachet moderne.

Côté recharge, Nissan a opté pour une approche intéressante. D’un côté, un port J1772 pour la recharge à la maison ou sur borne publique de niveau 2. De l’autre, un port distinct réservé exclusivement à la recharge rapide DC, utilisant le fameux connecteur NACS, commun aux Tesla. Pas d’adaptateur ici, Nissan mise sur la compatibilité directe. Bonne nouvelle pour les futurs proprios, moins pour la facture du constructeur.

2026 Nissan Leaf | Photo: Matt St-Pierre

Équipé pour plaire

À l’intérieur, c’est minimaliste et franchement bien pensé. La version de base propose deux écrans de 12,3 pouces, tandis que les versions mieux équipées montent à deux écrans de 14,3 pouces. Les sièges « zero gravity » à l’avant comme à l’arrière disponibles promettent un confort optimal, et le coffre offre un volume impressionnant de 566 litres, incluant l’espace sous le faux plancher. La finition semble honnête et l’espace pour les passagers abonde à l’intérieur.

Pour l’autonomie, Nissan propose deux batteries. La version S reçoit un bloc de 53 kWh, dont l’autonomie reste à confirmer. Les versions supérieures optent pour une batterie de 75 kWh, permettant à la S+ de parcourir jusqu’à 488 km selon les estimations. Bien sûr, plus on monte en gamme, plus l’autonomie baisse un peu en raison des équipements additionnels.

2026 Nissan Leaf | Photo: Matt St-Pierre

La gamme Leaf se décline comme suit : S, S+, SV+, Platinum+. Le « + » indique justement la présence de la plus grande batterie. Il semble peu probable que Nissan offrira une SV et encore moins une Platinum avec la petite batterie, en partie dû à l’intérêt mitigé actuel pour les VE, et des couts de productions.

À ce sujet, Nissan réduirait déjà la production de sa nouvelle Leaf 2026 avant même son lancement prévu cet automne. Cette décision serait causée par une pénurie de minéraux rares, attribuable aux récentes restrictions d’exportation imposées par la Chine, qui perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales et affectent plusieurs constructeurs, dont Ford et Suzuki. À cela s’ajoute la fin imminente du crédit américain pour véhicules verts le 30 septembre, ce qui fera grimper les prix des VÉ et freinera la demande.

Enfin, plus je regarde la Leaf, plus je me dis que Nissan a pris la bonne décision. Transformer la Leaf en multisegment est peut-être ce qu’il fallait pour l’aider à reprendre sa place dans un marché qui a beaucoup changé. Maintenant, il ne reste qu’à attendre la fin 2025 pour la voir débarquer chez nous, avec des prix qui seront dévoilés d’ici là. La prochaine étape ? L’essayer sur la route, évidemment.

Mathieu St-Pierre

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