Dans la lignée des modèles suprêmes de Ferrari, nous retrouvons la Ferrari 250 GTO des années soixante, les Ferrari F40 et F50 parues respectivement dans les années 1980 et 1990, et bien sûr la Ferrari Enzo, dévoilée en 2002.
Lors du Salon de l’Auto de Genève en 2013, Ferrari a dévoilé celle qui allait remplacer la Enzo et trôné au sommet de la gamme de véhicules la plus célèbre au monde : la Ferrari LaFerrari. Si le nom du bolide sonne très exotique et sophistiqué en anglais, disons qu’en français notre langue pense qu’on lui joue un tour.
Néanmoins, cela n’empêche pas la LaFerrari d’être l’une des voitures les plus désirables au monde. Le châssis, la carrosserie ainsi que la majorité des composantes intérieures sont tous en fibre de carbone ou en kevlar. Résultat net : la voiture ne pèse que 1300 kilogrammes.
Plus intéressant encore est le choix des ingénieurs de Ferrari d’utiliser la technologie HY-KERS — pour Hybrid Kinetic Energy Recovery System — déjà vue sur une Ferrari 599GTB Concept. La LaFerrari est propulsée principalement par un moteur V12 de 800 chevaux. Par contre, deux moteurs électriques sont également disponibles et font grimper la puissance à 963 chevaux, suffisant pour abattre le 0-100 km/h en moins de 3 secondes!
L’idée derrière le système HY-KERS de Ferrari est de récupérer l’énergie produite par la conduite au lieu que celle-ci soit gaspillée. Donc, lorsque la LaFerrari décélère ou encore produit trop de puissance pour les besoins du pilote, le système KY-KERS récupère l’énergie générée et l’envoi à l’un des deux blocs de batterie de la LaFerrari. Cette énergie est ensuite envoyée au moteur électrique afin d’offrir plus de puissance au moteur à essence, ou peut également servir à actionner divers équipements de la voiture comme les essuie-glaces, la radio et l’air conditionné.
Comme la Chevrolet Malibu et la Honda Civic, le système HY-KERS ne peut fonctionner seul. En d’autres mots, les deux moteurs électriques ne peuvent à eux seuls propulser la LaFerrari et servent plutôt d’assistants.
Au final, l’économie d’essence sera un tantinet améliorée comparativement à l’utilisation d’un moteur V12 uniquement afin de produire les 963 chevaux de la LaFerrari. Bien sûr, nous sommes loin d’une Toyota Prius et malgré ses moteurs électriques et la technologie HY-KERS, la Ferrari LaFerrari devrait tout de même produire environ 330 grammes de CO2 par 100 kilomètres.
Cela étant dit, seulement 499 exemplaires de la LaFerrari seront produits à un coût d’environ 1.3 million d’euros. Donc, la diffusion sera si limitée que l’impact environnemental n’est certainement pas catastrophique. De toute façon, la majorité des Ferrari parcourent en moyenne 3000 kilomètres par année; ce n’est pas avec ce constructeur que devrait débuter la lutte aux voitures polluantes.
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