Goodyear Eagle F1 Track test | Photo: Matt St-Pierre
L’été dernier, j’ai eu l’occasion d’essayer un ensemble de Goodyear Eagle F1 Asymmetric 6. J’ai profité d’une saison complète de conduite sur route, dans des conditions sèches comme mouillées, et j’ai apprécié chaque kilomètre. En fait, les pneus, leur histoire et leur provenance m’ont inspiré à faire quelque chose que je n’avais pas fait depuis plus de dix ans : modifier, même légèrement, ma voiture personnelle.
Le temps passe vite, et je n’ai pas eu la chance de retourner sur un circuit pour quelques séances de « lapping » à haute vitesse avec ma voiture personnelle depuis plus d’une décennie. Je me suis promis l’automne dernier que cette année, en 2026, j’allais de nouveau enfiler mon casque ouvert, avoir l’air ridicule, mais ridicule et rapide.
Au début de mai, je me suis rendu à la piste Sanair à Saint-Pie par un samedi matin très froid et pluvieux afin de mettre à l’épreuve ma Golf, mes compétences et les pneus Goodyear. Malgré les conditions, la piste offrait le cadre idéal pour explorer ce que les Eagle F1 Asymmetric 6 pouvaient offrir au-delà des routes publiques.
Jusqu’ici, le pneu s’était déjà révélé comme une option ultra-haute performance très complète. Son composé de gomme évolué, conçu pour maximiser l’empreinte au sol, s’est constamment traduit par une grande stabilité et une réponse de direction précise sur la route. La sculpture asymétrique de la bande de roulement favorisait également une inscription en virage rassurante et un comportement prévisible dans les longues courbes.
Selon la Golf et le pare-brise, la température extérieure se situait à un presque glacial 3,5 °C sous une pluie légère et constante. Le deuxième indice de ce qui m’attendait est venu lors de l’inspection technique de la voiture, lorsque le technicien m’a demandé si j’avais déjà roulé sur piste avec la voiture chaussée des Goodyear. Ma réponse a été toute simple : « Je suis ici pour découvrir comment ils se comportent. » Son commentaire revenait essentiellement à dire que je devais être prudent jusqu’à ce que les pneus soient bien chauds.
Contrairement à ce que certains pourraient penser, je suis un conducteur très consciencieux lorsque j’arrive sur une piste, du moins au début. Je laisse aux fluides de la voiture et aux pneus le temps de monter en température, puis, et seulement à ce moment-là, je me mets en mode attaque. Lors de la première séance, j’y suis allé relativement doucement, le temps de me réhabituer à une piste où je n’avais pas roulé depuis près de 15 ans, mais à la deuxième séance, j’étais prêt. C’est là que j’ai remarqué que mes pneus ne l’étaient pas tout à fait autant que moi.
Au début de mon deuxième tour de 2 km, j’avais encore du mal à trouver de l’adhérence, que ce soit en effleurant un point de corde ou en freinant fort au bout de la ligne droite, alors que d’autres voitures, certaines chaussées de gommes beaucoup plus agressives que les miennes, semblaient trouver de l’adhérence là où je n’y arrivais pas. Les températures ambiantes à peine au-dessus du point de congélation et une surface de piste plutôt froide jouaient contre moi au départ, mais au moment où j’ai relâché la pédale de frein avant le virage 5, un solide 90 degrés, les choses ont commencé à bien aller.
Sur papier, les Eagle F1 Asymmetric 6 cochent toutes les cases pour une utilisation sur piste. Le composé adaptatif de la bande de roulement demeure souple sur une large plage de températures, ce qui peut potentiellement éliminer la phase de réchauffement typique associée à de nombreux pneus UHP. Mes conditions de piste frôlaient l’extrême pour un pneu UHP. Combiné à sa construction légère, le pneu est conçu pour offrir de la réactivité et des performances soutenues dans des conditions exigeantes. Une fois bien chauds, ils ont livré la marchandise.
La gomme réchauffée, combinée à une surface de piste qui s’asséchait, m’a permis de pousser plus fort et de remettre les gaz plus tôt, améliorant mes temps au tour et me permettant de déranger nonchalamment une paire de GR Corolla de 300 chevaux munies de suspensions à calibration sport et de différentiels Torsen à glissement limité à l’avant et à l’arrière. Les Eagle F1 m’ont permis d’arborer un sourire suffisant sans culpabilité pendant trois séances. Et ce, même lorsque la douce lueur ambrée du témoin EPC (Electronic Power Control) s’est allumée et que la Golf a perdu une puissance considérable. Heureusement, la voiture a « guéri » entre les séances.
Un propriétaire de GRolla est même venu me voir après une séance pour me poser des questions sur la Golf…
La circuit routier de Sanair est réputé pour malmener les pneus avant du côté conducteur, et les Eagle F1 ont effectivement encaissé une certaine correction. Malgré des ajustements de pression, les épaules extérieures se sont passablement usées; toutefois, cela n’a rien d’inhabituel.
Ce qui est regrettable, c’est que je crois avoir mis fin prématurément à la vie d’un joint homocinétique, ou possiblement du couplage de l’arbre de transmission arrière. Trop d’adhérence combinée à une puissance supérieure à celle d’origine qui a « tordu » la pièce? C’est possible. Je ne me suis pas encore glissé sous la voiture…
Le constat final au sujet des Goodyear Eagle F1 Asymmetric 6 est qu’ils sont remarquablement complets pour un usage quotidien et une journée de piste occasionnelle. Des conditions plus chaudes et plus sèches m’auraient permis d’explorer plus rapidement l’étendue de leurs capacités, mais même à des températures frôlant le point de congélation et sur une surface humide, ils en ont révélé beaucoup sur leur personnalité.
Ils ne sont pas, et n’ont jamais été conçus pour être, une arme de piste pure et dure. Sur la route, ils offrent du confort, un faible niveau sonore et de la confiance. Sur piste, une fois que la chaleur s’installe dans le composé, ils procurent une adhérence prévisible, une bonne stabilité au freinage et assez de constance pour pousser davantage.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est leur honnêteté. Ils communiquent clairement, ils ne décrochent pas de façon inattendue et ils récompensent les commandes fluides, l’une de mes spécialités. Autrement dit, ils peuvent faire de vous un meilleur conducteur, pas seulement un conducteur plus rapide.
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