2026 Acura ADX A-Spec Premium | Photo: Matt St-Pierre
Je devrais commencer cet essai par un petit aveu : j’ai été un gars de Honda pendant une bonne partie de ma vie adulte. Au cours des douze dernières années environ, mon foyer est passé par six ou sept produits Honda sans trop d’hésitation. Aujourd’hui, ce chiffre est rendu à zéro, mais c’est une autre histoire. Cela dit, j’aime toujours les véhicules Honda, alors lorsqu’Acura m’a enfin remis les clés du ADX 2026, bien après que la plupart de mes collègues aient déjà rendu leur verdict, je l’ai abordé avec curiosité, prudence et un brin d’espoir.
L’ADX essuie des critiques depuis son arrivée, et je voulais comprendre pourquoi ou, à tout le moins, lui donner une chance équitable. Après une semaine complète à son volant, j’ai ramené la discussion à un seul mot : le contexte.
Hors contexte, l’Acura ADX 2026 est un petit VUS tout à fait agréable. Il est silencieux, confortable, spacieux pour son gabarit et facile à vivre. Si vous connaissez bien Honda, vous reconnaîtrez immédiatement ses racines dans le Honda HR-V, et ce n’est pas intrinsèquement une mauvaise chose. Le HR-V est un multisegment solide et bien pensé, et l’ADX bâtit sur cette base avec davantage d’insonorisation, plus d’équipement et une présentation plus soignée. Bref, c’est un bon produit.
Mais les voitures n’existent pas hors contexte. Elles évoluent dans des segments, entourées d’alternatives, et sont jugées selon leur valeur. C’est là que l’ADX éprouve des difficultés.
Lorsque Acura a annoncé l’ADX en 2024, je n’ai pu m’empêcher de repenser au RDX original. Le RDX de première génération arrivait avec une véritable attitude. Il n’était pas seulement haut de gamme ; il était inattendu, rapide et indéniablement Acura. L’ADX ne livre pas cette même étincelle. Il se présente plutôt comme un HR-V soigneusement retravaillé qui demande aux acheteurs de payer cher pour l’écusson.
Et dans ce segment, la concurrence ne fait pas de cadeaux. Les Mercedes-Benz GLA, BMW X1, Audi Q3 et Lexus NX évoluent tous dans le même espace, souvent à des prix de transaction comparables à ceux de mon véhicule d’essai Platinum A-Spec. Face à cette concurrence, l’ADX ne se démarque tout simplement pas assez.
Le style est inoffensif et parfois attrayant. L’imposant museau Acura lui donne une certaine présence visuelle, surtout en version A-Spec avec ses roues noires, ses accents assombris et la peinture Urban Grey. L’arrière est sans doute le meilleur angle, avec les feux arrière en forme de coche propres à Acura, un becquet bien intégré et des embouts d’échappement doubles de série. Il est correct. Il ne fait simplement pas tourner les têtes.
Là où l’ADX se distingue réellement, c’est au chapitre de l’aménagement. Le volume de chargement est généreux, avec 656 litres lorsque le caisson de graves du système audio Platinum est installé, ou 690 litres sans celui-ci, ce qui en fait l’une des options les plus spacieuses de la catégorie. L’espace à la banquette arrière est tout aussi impressionnant, accueillant facilement deux adultes et pouvant en dépanner trois au besoin. Des touches pratiques, comme des compartiments de rangement sous le plancher et un hayon électrique de série, rappellent que Honda sait toujours concevoir des véhicules fonctionnels.
À bord, tout est familier. Les matériaux sont de bonne qualité, l’assemblage est soigné et l’ergonomie est typiquement Honda. L’écran tactile de 9 pouces entre clairement dans la catégorie « petit » en 2026, et il donne encore l’impression d’avoir été posé sur la planche de bord plutôt que véritablement intégré. Tout fonctionne bien, mais rien ne surprend. Le système audio Bang & Olufsen de la version Platinum sonne très bien, mais il s’accompagne d’un supplément salé.
Sur la route, l’ADX est agréable à conduire. La puissance provient d’un quatre-cylindres turbocompressé de 1,5 litre développant 190 chevaux et 179 lb-pi de couple. Avec une masse à vide d’environ 3 600 livres, il se déplace avec suffisamment d’entrain pour un usage quotidien. La direction est bien pondérée, les freins inspirent confiance et le réglage du châssis trouve un juste équilibre entre confort et contrôle.
Puis, il y a la CVT.
Je sais, je sais… C’est l’équivalent automobile d’un cheval mort à battre à ce stade. Mais cela compte encore. La transmission à variation continue émousse l’expérience, même en mode Sport ou lors de l’utilisation des palettes au volant. Tous les concurrents directs utilisent une boîte automatique conventionnelle, et cela place à lui seul l’ADX en situation de désavantage. Le moteur, en soi, est correct ; c’est la transmission qui le retient.
La consommation de carburant se situe autour de 8,0 L/100 km en conduite mixte, ce qui est acceptable sans être une référence. Encore une fois, c’est correct, mais pas convaincant.
Et cela nous ramène au prix. C’est le talon d’Achille de l’ADX. La version A-Spec, affichée autour de 51 000 $, représente le meilleur compromis de la gamme. La version Platinum, qui frôle les 56 000 $ avec les frais, demande environ 4 500 $ de plus pour une peinture rouge, quelques ajustements supplémentaires aux sièges, un mode de conduite Individual et un système audio amélioré. C’est difficile à justifier.
Pour environ 3 000 $ de plus qu’un ADX bien équipé, vous pouvez passer à un Acura RDX. C’est un véhicule qui possède une véritable identité Acura et offre une expérience de conduite plus riche. Ou encore, vous pouvez économiser plusieurs milliers de dollars et opter pour un Mazda CX-30 Turbo, qui propose plus de puissance, une dynamique plus affûtée et beaucoup plus de personnalité par dollar investi.
Alors, où se situe l’ADX dans tout ça ? Je ne le déteste pas. Pris isolément, il est confortable, pratique et facile à recommander. Mais dès que l’on ajoute le prix et la concurrence à l’équation, il glisse rapidement vers le bas de la liste d’achats. Acura a joué la carte de la prudence ici, et la prudence n’est ni donnée, ni particulièrement vendeuse.
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