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Doug Ford demande aux Canadiens de boycotter les véhicules électriques chinois

 

Bestune Yueyi 03 | Photo: FAW

La décision du gouvernement fédéral canadien d’autoriser l’entrée de 49 000 véhicules électriques en provenance de Chine moyennant un droit de douane réduit de 102,5 % à 6,1 % continue de faire jaser à travers le pays, et en Ontario, le premier ministre Doug Ford vient d’y aller d’un énoncé clair.

  • Le nombre de véhicules en provenance de Chine sera limité à 49 000 au départ

  • Le plus grands fabricants chinois de véhicules électriques est BYD (Build Your Dream)

  • Les consommateurs canadiens sont divisés sur la question

En fait, ce dernier appelle les Canadiens à boycotter les véhicules électriques chinois, lorsque ces derniers seront offerts à la vente. Selon l’élu ontarien, la décision d’autoriser les véhicules électriques chinois sur notre territoire va nuire au secteur automobile ontarien.

« Boycottez les véhicules électriques chinois. Soutenez les entreprises qui construisent des véhicules ici. C’est aussi simple que cela », a-t-il déclaré.

Selon lui, il est important que les gens d’ici soutiennent l’industrie automobile d’ici et les constructeurs qui assemblent des véhicules au pays. Il ne croit pas que les fabricants chinois produiront un jour des véhicules sur le sol canadien.

Lors de l’annonce de l’entente avec la Chine, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a affirmé que cette dernière offrait de belles possibilités pour l’Ontario et le secteur automobile.

De toute évidence, les deux politiciens ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Présent à la conférence de presse où Doug Ford s’est exprimé, se trouvait aussi Flavio Volpe, le président de l’Association des fabricants de pièces automobiles. Ce dernier avait aussi son grain de sel à ajouter. Il a mentionné que l’objectif des tarifs à plus de 100 % était de donner une chance de réussir aux investissements canadiens envers les véhicules, avant que les véhicules chinois finissent par arriver en grand nombre. Selon lui, l’accord fragilise le marché intérieur, ajoutant :

« La concession s’adresse directement aux perspectives de marché des entreprises que nous tentons de renforcer, à un moment où nous subissons une pression sans précédent. Cinquante mille véhicules, c’est environ un quart de travail dans une usine automobile, et un quart représente 1000 travailleurs. Ce pourrait être 5000 travailleurs provenant de fournisseurs. Qu’allons-nous faire pour renforcer les capacités des fournisseurs canadiens avec des centaines de millions de dollars de capital en jeu ? »

Du côté fédéral, le son de cloche est quelque peu différent. Mark Carney a affirmé que des entreprises chinoises manifestent de l’intérêt pour produire des véhicules électriques abordables chez nous.

Aucune entente n’a cependant été signée à cet égard, il faut le souligner.

Le débat va continuer à faire rage et, bien franchement, il y a des arguments intéressants qui sont soulevés des deux côtés.

C’est le temps, encore lui, qui va nous indiquer si le Canada avait raison. Si tout est bien fait, la décision sera peut-être la bonne. En revanche, si l’on oublie de tenir compte de l’opinion des gens directement impliqués dans l’industrie automobile canadienne, le scénario pourrait être moins positif.

Nous aurons l’occasion d’en reparler.

Daniel Rufiange

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