BYD Seagull 2024 | Photo : BYD
Le constructeur chinois de véhicules électriques BYD a annoncé son intention de doubler ses ventes de VE à l’étranger en 2025 pour atteindre plus de 800 000 unités, selon un rapport citant le président Wang Chuanfu. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de l’ambition plus large de l’entreprise de dépasser Toyota en tant que plus grand constructeur automobile au monde. Jusqu’à présent, BYD a dépassé Tesla en termes de ventes de véhicules électriques, ce qui lui a donné un sérieux élan.
En 2024, BYD a vendu 417 204 véhicules en dehors de la Chine. Pour accélérer sa croissance, l’entreprise cible des marchés internationaux clés, notamment le Royaume-Uni, l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est, où les attitudes des consommateurs favorisent les marques automobiles chinoises.
BYD s’oriente vers un modèle d’assemblage local pour faire face à l’augmentation des droits de douane sur les véhicules fabriqués en Chine. Les composants continueront à provenir de Chine, mais l’assemblage final se fera dans de nouvelles installations en cours de construction au Brésil, en Thaïlande, en Hongrie et en Turquie. Grâce à des réserves de capitaux suffisantes, l’entreprise entend exploiter ces installations de manière indépendante, sans coentreprise locale.
Au Royaume-Uni, BYD lancera dans le courant de l’année la Dolphin Surf, un véhicule électrique urbain compact dont le prix est d’environ 15 000 £. Le véhicule, connu sous le nom de Seagull ou Dolphin Mini sur d’autres marchés, est positionné pour concurrencer les VE à bas prix tels que la Dacia Spring et la Citroën e-C3.
La version britannique devrait présenter des caractéristiques améliorées par rapport à son homologue chinoise, notamment des systèmes de sécurité plus performants, un moteur électrique de 175 ch et une autonomie de plus de 200 miles. L’intérieur comprendra un écran tactile de 12,8 pouces, la recharge sans fil et des commandes vocales. Configuré de la sorte, il pourrait répondre aux exigences des consommateurs canadiens.
Ce lancement s’inscrit dans le cadre de l’expansion de BYD en Europe. L’entreprise s’attend à ce que les marchés internationaux contribuent de plus en plus à ses bénéfices futurs. Alors que l’expansion mondiale est en cours, BYD a ralenti ses espoirs de pénétrer les marchés américain et canadien. L’entreprise a cité les tensions géopolitiques et les droits de douane existants comme principaux obstacles. L’entrée sur le marché nord-américain reste envisagée, mais n’est pas prévue à court terme.
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