BYD Dolphin | Photo: BYD
BYD explore l’ouverture de son premier point de vente au détail au Canada par l’entremise de concessions dans la région du Grand Toronto, selon Dealer Solutions Mergers & Acquisitions, établie à Markham.
L’entreprise est en discussion au sujet de trois emplacements possibles et que BYD souhaite ouvrir environ 20 concessions en l’espace d’un an, en commençant par Toronto, tandis que Vancouver, Montréal et Calgary ont été identifiées comme cibles ultérieures. Il a également indiqué que d’autres constructeurs chinois, dont Chery, étudient des options de distribution au Canada.
Le moment choisi pour la recherche de concessions par BYD découle du récent changement de politique commerciale fédérale. En janvier 2026, le Canada a accepté d’abaisser son tarif sur les véhicules électriques chinois à 6,1 %, contre 100 %, dans le cadre d’un contingent permettant 49 000 unités la première année, puis environ 70 000 sur cinq ans. Une partie de l’entente prévoit que plus de la moitié du contingent futur doit comprendre des véhicules affichés à moins de 35 000 $.
BYD n’a pas tardé à saisir cette occasion, puisqu’il s’est montré le plus vocal parmi les constructeurs automobiles chinois au sujet d’une entrée sur le marché canadien. L’entreprise élabore soigneusement un plan visant à lancer des modèles bien positionnés en prix tout en respectant les habitudes d’achat de véhicules neufs au Canada, où les concessions demeurent une partie importante du processus d’achat. Rappelons que les VE fabriqués en Chine sont exclus des incitatifs à l’achat au Canada.
Aucune date ni aucun emplacement précis n’ont été communiqués pour les nouveaux points de vente, mais ces concessions devraient être en activité, ou presque, d’ici le début de l’hiver prochain si l’on se fie à l’objectif d’en ouvrir une vingtaine d’ici le printemps 2027.
L’afflux de véhicules chinois au Canada suscite aussi une réponse directe de Washington. L’ambassadeur américain Pete Hoekstra a affirmé que les VE chinois importés au Canada ne seraient pas autorisés à entrer sur le marché américain, présentant l’enjeu sous l’angle des données des véhicules et de la sécurité. Ses commentaires cadrent avec une règle du département du Commerce des États-Unis publiée en janvier 2025, qui restreint l’importation et la vente de certains véhicules connectés, ainsi que du matériel ou des logiciels connexes liés à la Chine ou à la Russie.
Cela signifie qu’une entrée de BYD sur le marché canadien pourrait améliorer le choix offert aux consommateurs au nord de la frontière, mais qu’elle ne crée pas une porte dérobée vers les États-Unis.
Source: Globe and Mail
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