Les plus vieux s’en souviendront, au milieu des années 70 on nous présentait l’avenir de l’automobile comme étant des véhicules volants qui se contrôlent tout seul. Le tout devant survenir au tournant de l’année, ce qui semblait bien loin à cette époque.

En fait, les futurologues des années hippies ne se sont peut-être pas trompés autant qu’on pourrait le croire. S’il est vrai que les voitures volantes n’existent pas encore, à l’exception de quelques prototypes aux usages limités et à la quantité infinitésimale, les autres technologies, notamment celles des voitures qui se conduisent seules, sont presque à nos portes.

Google le prouve depuis des années, et plusieurs autres ont réussi l’exploit. En fait, l’Université du Michigan vient même tout juste d’ouvrir des facilités simulant une véritable ville où sont installés des obstacles réalistes et destinés à évaluer les voitures autonomes.

L’autonomie sur route n’est cependant qu’un des éléments qui constitue la voiture du futur. Voici quelques autres technologies, que l’on dirait tirées directement d’un film de science-fiction, mais qui sont pourtant à quelques cheveux d’être offertes sur nos voitures de tous les jours.

Reconnaissance des gestes

On a tous vu, dans les films de science-fiction, ces hologrammes qui s’affichent au-dessus des ordinateurs et que l’on manipule du bout des doigts. Land Rover a expérimenté quelque chose du genre, en moins sophistiqué, puisque l’écran tactile testé reconnait les mouvements qui se déroulent devant lui. Il suffit de glisse un doigt et le volume augmente; de balayer les airs d’une main, et la radio changera de fréquence. Le tout n’est pas encore tout à fait au point.

Peinture autoréparatrice

On a vu la peinture autonettoyante, lancée par Nissan l’année dernière. La compagnie étudie aussi la possibilité d’une peinture auto-réparatrice, un volet que Mercedes-Benz avait aussi étudié dans le passé. Créée à partir de nanoparticules, la peinture prend modèle sur la peau humaine : elle se cicatrise, c’est-à-dire que les particules reprennent leur place dès qu’une fissure se produit. Pour le moment, les tests exigent plus d’une semaine pour une réparation complète, mais on espère réduire ce délai à quelques heures.

Magasiner au volant

General Motors propose déjà quelque chose du genre, mais de plus en plus de constructeurs envisagent cette option. Parce que les nouvelles voitures sont presque toutes connectées à Internet, il est désormais possible d’envoyer sur l’écran de la voiture des messages publicitaires. Certains projets prévoient déjà ces envois, en plus de l’aide d’un concierge virtuel qui aidera le conducteur à magasiner. Par exemple, sur la carte apparait votre boutique de vêtement préférée. Avec l’aide de commandes vocales, vous pourrez joindre un conseiller qui parcourra le catalogue avec vous et fera les réservations pour vous. Un drône pourra alors se charger de livrer votre commande directement à la voiture lors de votre prochain arrêt.

Communiquer avec l’environnement

Ericsson et Volvo travaillent de concert à la production de voitures autonomes, ce qui n’est pas une nouveauté. Là où le projet suédois diffère, c’est qu’il prévoit notamment que votre voiture communiquera aussi avec l’environnement. Vous roulez sur un rond de glace? Votre auto enverra un signal au lampadaire voisin qui deviendra jaune pour signaler le danger, un autre à la voirie pour faire réparer le problème et un troisième aux autres voitures des environs pour éviter que d’autres ne se fassent prendre.

Stationner grâce à votre montre

Les Apple Watch et autres montres intelligentes font à peine leur apparition mais déjà, quelques constructeurs ont élaboré une stratégie de stationnement automatisé avec l’aide de la montre. Chez BMW par exemple, le prototype permet au conducteur de voir la carte d’un stationnement sur sa montre, de choisir un emplacement, et d’y envoyer la voiture se stationner toute seule. Au sortir du restaurant, une simple pression sur la montre rappellera immédiatement l’auto vers son propriétaire.

Reconnaissance biométrique

Empêcher les voleurs de voler votre voiture devient de plus en plus difficile. La reconnaissance biométrique pourrait être la solution. Avec l’aide de votre empreinte digitale, ou bientôt de l’empreinte de votre rétine, vous pourrez démarrer le moteur et activer toutes les fonctions. Une caméra placée dans le tableau de bord lira vos yeux, et autorisera le départ. Déjà, quelques systèmes en Europe utilisent la lecture d’empreintes digitales mais on attend la véritable première utilisation de la reconnaissance faciale.

Alors, science-fiction ou pas, dans quelques années, votre voiture sera un véritable laboratoire sur roues.

Marc Bouchard

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