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Voyage dans le temps : les 60 ans de la Toyota Corolla, en images

 

Toyota Corolla 1200 1971

Il y a des voitures qui marquent une décennie. Il y en a d’autres qui définissent une époque. Et puis il y a la Toyota Corolla, qui fait les deux, et ce, depuis 1966. Oh, c’était bien sûr plus timide à ses débuts, mais rapidement, elle s’est imposée comme une référence dans sa catégorie.

Le fait que plus de 55 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde en fait officiellement la voiture la plus vendue de l’histoire de l’automobile, un record qui sera difficile à battre, car la Corolla est toujours vendue et toujours populaire.

Sa recette ? Un prix abordable, un côté pratique et une fiabilité à toute épreuve. Ajoutons la capacité qu’a eue Toyota à l’adapter aux besoins de chaque époque.

Comment retracer son histoire le plus brièvement possible ? C’est impensable. Ce qu’on vous propose, plutôt, c’est un simple survol de chacune des générations, avec des photos à consulter dans notre galerie située en bas de l’article.

Bon voyage dans le temps.

Première génération (1967-1969 au Canada) : la naissance d’une légende

La première Corolla fait ses débuts au Japon en octobre 1966. Elle est propulsée par un modeste 4-cylindres de 1,1 litre développant environ 60 chevaux. Toyota vise clairement la classe moyenne japonaise avec un véhicule fiable, économique et accessible. Le succès est immédiat. C’est en 1968 que la Corolla débarque au Canada, en tant que modèle 1969, un an après son arrivée aux États-Unis.

Elle est accueillie chaleureusement dans un contexte de montée des préoccupations liées à la consommation de carburant, mais elle ne rejoindra pas toutes les clientèles au départ, puisque la voiture américaine demeure la plus prisée à ce moment de l’histoire. Malgré tout, la Corolla en séduit plusieurs. Simple, robuste et bien assemblé, le modèle de première génération pose les bases d’une réputation qui ne la quittera plus.

Deuxième génération (1970–1973) : la confirmation

La deuxième génération vient confirmer la promesse de la première, avec un produit qui progresse à tous les niveaux. La cylindrée passe à 1,2 litre (73 chevaux), puis à 1,6 litre (102 chevaux). On parle des modèles 1200 et 1600. La carrosserie est un peu plus massive et elle se modernise. La gamme s’élargit pour inclure des carrosseries de berline et de familiale. Le coupé Corolla demeure, mais il est surtout proposé sur le marché japonais. On trouvait en fait une version 2-portes de type Fastback sur le marché américain.

Toyota commence à comprendre que la Corolla peut conquérir le monde et la compagnie met les bouchées doubles sur la qualité de finition. Cette génération confirme que le succès de la première n’était pas un hasard. Au Canada, les ventes progressent régulièrement, portées par une réputation naissante de fiabilité qui commence à distinguer les produits japonais de la concurrence nord-américaine. La crise du pétrole de 1973 va aussi aider à populariser les modèles offrant de meilleurs rendements à la pompe.

Troisième génération (1974–1978) : l’irrésistible ascension

La crise pétrolière de 1973 est un cadeau pour Toyota qui offre exactement ce que les consommateurs recherchent. La troisième génération est propulsée par un 1,6 litre plus vif, mais qui offre toujours des cotes de consommation raisonnables (environ 8 litres aux 100 km).

Au Canada, la gamme comprend la berline et la familiale ; le coupé SR5, proposé aux États-Unis, sera bientôt très recherché chez nous. C’est durant cette période que la Corolla s’impose comme la voiture compacte de référence. En 1974, elle est la voiture la plus vendue au monde sur une base annuelle, une position qui confirme sa pertinence et ses qualités.

La gamme comprend principalement une berline, un coupé et une familiale.

Quatrième génération (1979–1983) : la modernisation

Toyota franchit un cap technologique important avec cette génération. La Corolla voit sa carrosserie devenir plus aérodynamique, sa présentation intérieure se raffiner, alors que son moteur 4-cylindres de 1,6 litre gagne en souplesse. La boîte automatique se démocratise progressivement dans la gamme canadienne.

C’est aussi la génération qui commence à proposer, sur certains marchés, une configuration mécanique à traction plutôt qu’à propulsion, une approche qui s’imposera avec la cuvée suivante. La fiabilité légendaire de la marque est désormais pleinement établie et la Corolla jouit d’un bouche-à-oreille exceptionnel. Les gens qui l’adoptent sont satisfaits de leur expérience et récidivent lors de l’achat de leur prochain modèle.

La Corolla est la voiture la plus vendue de la marque en Amérique du Nord à ce moment-là. Le mot se passe : faire l’acquisition d’une Corolla, c’est acheter de la tranquillité d’esprit. Les chiffres de vente le confirment.

Cinquième génération (1984–1987) : le grand tournant

L’arrivée de la cinquième génération marque un tournant important dans l’histoire du modèle en Amérique du Nord. La Corolla passe de produit plus marginal à un produit de référence. Sur le marché canadien, la transition vers la configuration à traction s’effectue avec les modèles 1984, soit un an après le Japon. Notez que la version Sport (AE86) va conserver son architecture à propulsion jusqu’à la fin de 1987, ce qui fait de ces éditions des modèles très recherchés aujourd’hui.

Avec cette nouvelle génération, la voiture est entièrement repensée, dotée d’une plateforme moderne, d’une silhouette plus aérodynamique et d’un habitacle nettement amélioré. Le moteur 4-cylindres de 1,6 litre est revu en profondeur. Les premières versions à rouage intégral (4WD) se pointent, en configuration familiale (All-Trac).

Sixième génération (1988–1992) : naissance d’un fleuron canadien

Cette génération offre un petit quelque chose de flatteur pour tout Canadien, car c’est en novembre 1988 que Toyota ouvre son usine de Cambridge, en Ontario. La Corolla devient une voiture fabriquée sur le sol canadien. Les lignes du modèle se modernisent et s’adoucissent, l’habitacle devient plus spacieux et mieux insonorisé, et le moteur 4-cylindres de 1,6 litre à injection électronique remplace définitivement les versions à carburateur.

 

La gamme canadienne propose la berline ainsi que la familiale. Toyota positionne désormais la Corolla comme une voiture familiale complète plutôt qu’une simple solution économique. Une génération marquante, à tous égards.

Septième génération (1993–1997) : l’ère moderne s’ouvre

Avec cette génération, la Corolla entre pleinement dans l’ère moderne. Les lignes deviennent plus arrondies et le confort général atteint un niveau qui rivalise avec celui de modèles de gros format. Au Canada, la gamme est offerte uniquement avec les carrosseries de berline et de familiale.

Les motorisations évoluent : des 4-cylindres de 1,6 litre et de 1,8 litre (DOHC) sont au menu, selon les versions. Les coussins gonflables font leur apparition sur certaines versions. En 1997, la Corolla est plus que populaire ; elle fait partie des meubles de nombreuses familles canadiennes.

Huitième génération (1998–2002) : l’efficacité avant tout

Cette génération mise sur l’évolution plutôt que sur la révolution. La Corolla grossit légèrement et adopte un nouveau moteur 4-cylindres de 1,8 litre, tout en aluminium, avec calage variable des soupapes (VVT-i). La puissance est portée à 120 chevaux. Les freins ABS font leur apparition et le niveau d’équipement ne cesse de s’enrichir, notamment avec des coussins gonflables latéraux qui deviennent disponibles.

Sans faire de vagues, cette Corolla continue d’accumuler les ventes avec la régularité d’une horloge. Sa réputation est si bien établie qu’elle se vend presque d’elle-même. Une voiture discrète, efficace et inoxydable. Exactement ce que ses acheteurs lui demandent.

Neuvième génération (2003–2008) : un nouveau millénaire

En abordant les années 2000, la Corolla se pare d’une robe plus moderne et d’un habitacle nettement amélioré. Au Canada, la gamme comprend quatre niveaux de finition, dont la version XRS, qui reçoit, pour les années 2005 et 2006, un moteur de 1,8 litre DOHC VVTL-i de 170 chevaux, couplé à une boîte manuelle à six rapports. Toyota souligne, en 2008, les 20 ans de production canadienne avec une édition anniversaire. Cette génération doit faire face à une concurrence plus féroce de la part de Honda (Civic), Mazda (Mazda3) et des marques coréennes émergentes. Elle s’en sort bien en maintenant son rang grâce à sa valeur de revente exceptionnelle et à ses faibles coûts d’entretien.

Paradoxalement, avec cette cuvée, la Corolla commence à traîner la réputation d’une voiture ennuyeuse au possible, une image caractérisée par sa couleur beige qui se fond dans le décor.

Dixième génération (2009–2013) : le coup de jeune

Toyota entend répondre aux critiques qui reprochent à la Corolla d’être trop terne. Cette génération adopte des lignes plus dynamiques, un tableau de bord modernisé et des équipements de confort et de sécurité plus performants. Le moteur de 1,8 litre et de 132 chevaux reste le moteur de base de la gamme, ce qui n’aide pas à améliorer l’image du modèle sur le plan de la performance.

Malgré les critiques, les acheteurs, eux, restent fidèles. La Corolla figure systématiquement parmi les voitures les plus vendues au Canada tout au long de cette génération de modèles.

Onzième génération (2014–2018) : sophistication accrue

Cette génération représente, sans l’ombre d’un doute, l’une des plus importantes évolutions de la Corolla au cours de son histoire. Le design extérieur adopte un langage stylistique bien plus séduisant. L’habitacle progresse grâce à de meilleurs matériaux et à une technologie multimédia modernisée. Le moteur de 1,8 litre est toujours au poste, cependant. La transmission à variation continue se généralise, mais certaines variantes demeurent livrables avec une boîte mécanique.

Au volant, ça s’améliore, notamment grâce à une suspension retravaillée. Le mot « ennuyeuse » est moins associé au modèle, mais du travail reste à faire.

Douzième génération (2019 — aujourd’hui) : la renaissance

Toyota en remet avec la génération qu’elle présente avant la fin de la décennie 2010. La Corolla actuelle est probablement la plus réussie de toute son histoire. Construite sur la nouvelle plateforme TNGA de Toyota, elle offre un comportement routier enfin digne d’éloges, un design extérieur accrocheur et un habitacle de qualité. La version hybride devient un choix très intéressant, avec une consommation moyenne remarquable de moins de 5 litres aux 100 km.

Surtout, Toyota a réussi à réconcilier la Corolla avec les amateurs de conduite tout en conservant les qualités qui ont fait son succès : fiabilité, valeur, accessibilité. Plus de 55 millions d’exemplaires plus tard, son parcours est difficile à critiquer.

Conclusion

L’histoire de la Toyota Corolla est plutôt incroyable, lorsqu’on y pense. À son lancement, personne n’aurait pu croire que ce modèle traverserait le temps de cette façon. C’est la preuve que même un constructeur qui n’est pas encore à son apogée peut donner naissance à un véhicule qui va changer la face de l’histoire de l’automobile. Toyota demeurait une compagnie plus marginale en 1966. Aujourd’hui, c’est le plus grand constructeur mondial.

Nul doute, la Corolla a grandement contribué au succès de la marque.

Daniel Rufiange

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