Une autoroute Californienne (Photo by Josh Edelson / AFP) (Photo by JOSH EDELSON/AFP via Getty Images)
De nombreux nouveaux propriétaires de véhicules électriques découvrent que l’autonomie réelle de leur voiture est en fait nettement inférieure à ce que l’EPA et le constructeur annoncent, en particulier sur l’autoroute.
Ce n’est un secret pour personne que les chiffres officiels d’économie de carburant ont toujours été un portrait du « meilleur scénario » plutôt qu’une image réelle de ce à quoi les propriétaires peuvent s’attendre et cela semble s’être étendu à l’ère électrique.
En effet, les chiffres relatifs à l’autonomie avancés par les constructeurs automobiles et l’EPA ne tiennent pas compte de la conduite à grande vitesse sur autoroute, le contexte dans lequel les VÉ sont les moins efficaces.
En effet, l’EPA ne teste les véhicules qu’à une vitesse maximale de 96 km/h, alors que 19 États américains limitent la vitesse à 121 km/h ou plus et que de nombreuses provinces canadiennes permettent de rouler jusqu’à 110 km/h.
De plus, l’EPA accorde plus de poids à l’efficacité en ville dans ses évaluations, ce qui gonfle artificiellement les chiffres officiels d’autonomie pour les conducteurs qui parcourent de longues distances sur l’autoroute.
En effet, selon Lennon Rodgers, professeur d’ingénierie à l’université du Wisconsin, conduire à 121 km/h (75 mph) peut réduire l’autonomie de 38 % par rapport à une vitesse constante de 89 km/h (55 mph).
Cela signifie que, sans tenir compte des côtes, du trafic, de l’accélération ou de la température, un véhicule électrique ayant une autonomie de 450 kilomètres à 55 mph ne pourrait parcourir que 279 kilomètres à 75 mph.
Cela signifie que, même si les nouveaux modèles lancés au cours des deux dernières années offrent une plus grande autonomie, de nombreux conducteurs qui effectuent fréquemment de longs trajets sur l’autoroute ont intérêt à opter pour un modèle hybride rechargeable, car ils bénéficient d’une conduite sans émissions en ville et n’ont pas besoin de s’arrêter pour recharger leur véhicule.
L’écart entre l’autonomie annoncée et l’autonomie réelle n’est évidemment pas le même pour tous les véhicules, ce qui explique pourquoi les modèles Tesla ont tendance à perdre environ 10 à 12 % de leur autonomie sur l’autoroute, alors que la Porsche Taycan parvient à faire mieux qu’annoncé, même dans cette situation défavorable.
C’est intéressant mais pas surprenant puisque nos tests précédents de la Taycan ont montré que sa cote d’autonomie de l’EPA est particulièrement pessimiste.
Selon l’EPA elle-même, les estimations d’autonomie ne doivent pas être considérées comme un chiffre exact, mais plutôt comme un moyen de comparer les différents véhicules électriques sur le marché.
Une étude de J.D. Power a récemment montré que les conducteurs de VÉ sont plus satisfaits d’un véhicule qui peut régulièrement atteindre une autonomie annoncée un peu plus faible plutôt que d’un véhicule qui promet une longue autonomie qui est impossible à atteindre sur la route.
Cela signifie que la modification des méthodes d’essai pour mieux refléter les situations réelles pourrait avoir un impact plus positif sur la satisfaction que la simple augmentation de l’autonomie annoncée pour chaque nouveau modèle.
Source : Carbuzz
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