Toyota Mirai 2022 | Photo: Louis-Philippe Dubé
La Mirai est réellement dans une classe à part en tant que rare ambassadrice des technologies à pile à hydrogène. À moins de vivre en Californie, il est difficile de trouver ce gaz en particulier. Cela dit, la Mirai se démarque tout de même par son autonomie supérieure (même par temps froids), son poids inférieur à celui d’une voiture électrique de même format.
Dans un monde automobile ou l’utilitaire est roi, Toyota a étonnement décidé de conserver le format berline pour ce modèle, ce qui pourrait affecter sa popularité du côté nord-américain. Or, étant donné la rareté des berlines neuves sur nos routes, on ne s’en plaindra pas!
La Mirai a tout de même reçu quelques modifications pour sa nouvelle génération, la rendant plus agréable à regarder et plus puissante par rapport au modèle sortant, tout gagnant en autonomie.
Elle repose sur la même plateforme que la berline Lexus LS et est proposée en deux versions : le modèle XLE, qui débute à 54 990 $, et la version Limited, qui débute à 76 750 $. Toutes deux diffèrent en termes d’équipement, mais aussi en termes d’autonomie.
Nous avons fait l’essai de cette Toyota Mirai 2022 dans un endroit où les stations de remplissage d’hydrogène sont nombreuses, soit sur la côte californienne.
Une conduite douce et confortable
La Mirai se conduit essentiellement comme une voiture électrique traditionnelle. Après tout, les réservoirs d’hydrogène et la pile remplacent la batterie, mais les unités d’entraînement sont exactement les mêmes que celles que l’on trouve dans n’importe quel autre véhicule électrique. Ainsi, la Mirai délivre l’intégralité de son couple à bas régime, ce qui lui permet d’obtenir des accélérations non pas spectaculaires, mais très satisfaisantes dès le départ.
Une fois sur l’autoroute, la Mirai tend à s’essouffler à haute vitesse. Vous comprendrez que les 182 chevaux sont peut-être un peu justes pour la taille de cette voiture. Même si elle est plus légère que la Lexus LS à essence, elle pèse tout de même 4 250 livres.
En termes de maniabilité et d’expérience globale au volant, la Mirai offre une conduite signée Lexus, avec un fort accent sur le confort, mais pas tellement en termes d’excitation. Les passagers arrière bénéficient également de sièges SofTex perforés, chauffants et ventilés à l’avant et à l’arrière.
À l’intérieur, la elle est dotée de toutes les commodités que l’on trouve dans les voitures Toyota/Lexus. Une qualité d’assemblage impeccable, certes, mais aussi un écran d’infodivertissement de 12,3 pouces, et la plupart des systèmes de sécurité active de Toyota.
Comment ça fonctionne, une pile à hydrogène?
Jusqu’ici, la Mirai a tous les attributs d’une voiture électrique « normale » chez Toyota. Mais sa technologie motrice est unique. Elle est équipée de trois réservoirs pouvant contenir 142 litres d’hydrogène. Ces réservoirs alimentent la pile à combustible à hydrogène, qui crée de l’électricité lorsque le gaz est combiné à l’oxygène de l’air. Cette énergie est ensuite transmise aux roues arrière via un moteur électrique. La Mirai contient également une batterie de 1,8 kWh, similaire à celle d’un véhicule hybride, qui peut exploiter l’énergie du freinage régénératif.
L’autonomie est impressionnante : 647 kilomètres pour la variante XLE et 575 kilomètres pour la version Limited. Et si vous trouvez une station de remplissage d’hydrogène, il est possible de faire le plein en seulement cinq minutes. Pour nous qui vivons dans des climats plus froids, l’hydrogène est beaucoup moins sujet aux températures glaciales, l’autonomie ne diminue donc pas autant qu’avec un véhicule électrique à batterie.
Le gros inconvénient de l’hydrogène reste la disponibilité. En effet, à l’heure actuelle au Canada, il n’y a que cinq stations actives (quatre en Colombie-Britannique et une au Québec). Les gouvernements investissent actuellement beaucoup plus de capitaux dans l’infrastructure de recharge pour les VÉ, et une fraction des fonds alloués est consacrée au développement de l’aspect distribution de l’hydrogène.
La sécurité semble également être une source d’inquiétude, l’hydrogène étant une matière hautement explosive. Toutefois, Toyota affirme que ses réservoirs doublés de fibres de carbone sont plus sûrs que n’importe quel réservoir à essence. Mais avec une garantie de huit ans/160 000 km sur le système de pile à hydrogène et les composants connexes, le constructeur semble tout de même avoir confiance en la longévité du système.
Toyota se bat bec et ongles pour maintenir le rêve de l’hydrogène à flots, et lorsque l’industrie automobile se tournera vers cette technologie, le constructeur aura certainement une place de premier plan ainsi qu’une bonne avance sur le plan technique. Enfin, si cela se produit un jour!
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