Le traitement Wilderness, lancé il y a quelques années, a rapidement trouvé son public auprès des amateurs de plein air et d’aventure. Livrable avec les VUS Forester, Outback et Crosstrek, il vient proposer une garde au sol rehaussée, une suspension réglée pour la conduite hors route, des pneus tout-terrain, ainsi que des protections supplémentaires sous le châssis. Le seul reproche qu’on lui adressait était un certain manque de punch, notamment à basse vitesse en conduite hors route et lors des dépassements sur l’autoroute.
La motorisation hybride offre une solution, notamment grâce à la disponibilité d’un couple plus généreux à très basse vitesse, répondant aux besoins de la conduite hors des sentiers battus.
Le système hybride du Forester, qui sert aussi le Crosstrek, est composé d’un moteur 4-cylindres à plat de 2,5 litres à cycle Atkinson. Il est associé à deux moteurs électriques intégrés à la boîte CVT. Le rouage intégral symétrique permanent de Subaru est bien sûr de la partie ; c’est la signature de la marque et il n’était pas question de faire de compromis là-dessus. La puissance combinée s’établit à 194 chevaux, soit 12 de plus que ce que le même moteur de 2,5 litres non hybride propose. Le couple, cependant, est inférieur. Ce qui change vraiment, c’est le couple électrique qui est actif instantanément dès le démarrage. Promesse de Subaru, ça va métamorphoser l’expérience de conduite sur des terrains accidentés.
Là où il faut émettre un bémol, c’est avec la promesse d’une consommation vraiment intéressante. La compagnie mentionne que le modèle consommera 25 % de moins que la version régulière du Forester. C’est bien beau, mais concrètement, ça donne une cote de consommation au-dessus de 7,0 litres aux 100 km. Lors d’un essai récent, nous avons enregistré une moyenne de 7,8 litres. Avec le modèle Wilderness, ça risque d’être plus élevé en raison de son design et de la présence de pneus tout-terrain.
Là où l’on est le plus certain de ce que l’on obtient, c’est en matière de style. Le traitement Wilderness est plutôt réussi, car les attributs qui le caractérisent permettent la reconnaissance immédiate du modèle. Ça comprend, entre autres, un faciès différent, une grille redessinée, des plaques de protection, des phares antibrouillard uniques à la version, et surtout ces accents cuivrés placés un peu partout, qui permettent aux néophytes de reconnaître le modèle.
À l’intérieur, on a droit à des sièges en tissu StarTex (faciles à nettoyer) avec des surpiqûres cuivrées, des appuie-têtes brodés, un groupe d’instruments à affichage numérique de 12,3 pouces, ainsi qu’un écran de 11,6 pouces pour le système multimédia et les fonctions du véhicule.
Tout est là pour séduire l’amateur. Reste à voir si la clientèle sera intéressée par cette variante hybride, qui offrira une meilleure cote de consommation, mais se vendra assurément plus cher.
Il faudra suivre ce dossier de près pour connaître le prix du Forester Wilderness hybride. La concurrence dans le segment est très forte avec, entre autres, les Honda CR-V TrailSport et Toyota RAV4 Woodland, deux autres modèles hybrides. Ces derniers misent davantage sur la frugalité que sur les capacités hors route, il faut le mentionner, ce qui est différent de chez Subaru.
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