Lorsque Toyota a retiré le C-HR original du marché canadien, le constructeur reconnaissait discrètement ce que plusieurs observateurs savaient déjà : le concept était intéressant, mais l’exécution ne répondait pas entièrement aux attentes du marché. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le nom C-HR revient — mais dans un contexte complètement différent.
Le Toyota C-HR 2026 n’est plus un multisegment sous-compact à essence tentant de se tailler une place entre les segments. Il devient plutôt un VUS d’entrée de gamme entièrement électrique, stratégiquement positionné comme porte d’entrée dans la gamme grandissante de véhicules électriques de Toyota. Reposant sur une plateforme dédiée aux véhicules électriques et conçu à partir des leçons tirées des premiers modèles, le nouveau C-HR ressemble moins à une expérience qu’à une décision réfléchie.
Après un premier essai, il est clair que Toyota veut faire du C-HR un modèle pertinent cette fois-ci.
Le C-HR 2026 repose sur l’architecture e-TNGA de Toyota, adaptée ici à un format plus compact. Contrairement au modèle précédent à essence, basé sur une plateforme modifiée de véhicule à combustion, le nouveau C-HR a été conçu dès le départ comme un véhicule électrique.
La batterie est intégrée au plancher, ce qui abaisse le centre de gravité et améliore la rigidité structurelle. Cela se traduit immédiatement par un meilleur confort de roulement et une stabilité accrue en conduite. Ses proportions compactes contribuent également à limiter le poids par rapport aux VUS électriques plus volumineux.
Toyota conserve la silhouette inspirée des coupés qui définissait le C-HR original, mais le nouveau modèle paraît plus mature et moins exagéré. La ligne de toit demeure inclinée, mais la visibilité et le dégagement à l’arrière ont été améliorés grâce à une meilleure optimisation de l’espace.
À l’avant, les phares DEL effilés et la signature visuelle moderne alignent le C-HR avec le langage stylistique actuel des véhicules électriques Toyota. Les surfaces lisses et les éléments aérodynamiques ne sont pas seulement esthétiques : ils contribuent aussi à l’efficacité énergétique et à l’autonomie.
Avec une longueur de 4 520 mm et un empattement de 2 750 mm, le C-HR est environ 17 cm plus court que le Toyota bZ. Il mesure 7 cm de plus que le Corolla Cross, tout en demeurant plus court que le RAV4.
L’ensemble est cohérent. Le C-HR 2026 s’intègre naturellement à la gamme actuelle de Toyota, contrairement à la première génération qui semblait parfois à part.
À bord, la transformation est plus marquée. L’habitacle est doté d’un écran tactile Toyota Multimedia de 12,3 pouces jumelé à un combiné d’instrumentation entièrement numérique. Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont de série, tout comme la navigation connectée et les mises à jour à distance.
La planche de bord adopte une disposition horizontale épurée, avec des matériaux améliorés par rapport à l’ancien modèle. Les surfaces au toucher doux et les accents métalliques subtils rehaussent l’ambiance sans dépasser le positionnement d’entrée de gamme.
Parmi les autres équipements, on retrouve un volant chauffant de série et un éclairage d’ambiance offrant 64 couleurs.
L’espace aux places arrière est nettement amélioré. Grâce au plancher plat typique des véhicules électriques, les passagers profitent d’un meilleur dégagement pour les jambes et d’une sensation d’ouverture accrue. Malgré ses dimensions relativement compactes, le C-HR 2026 surprend avec 720 litres d’espace de chargement. Le seul bémol demeure l’ouverture de coffre étroite, qui peut compliquer le chargement d’objets volumineux.
Le C-HR 2026 sera offert en versions traction et rouage intégral. Fait intéressant, la version de base à traction développe 221 chevaux, soit nettement plus qu’un Toyota bZ d’entrée de gamme (168 chevaux), tout en affichant un prix environ 5 000 $ inférieur.
Les versions à rouage intégral proposent 338 chevaux, permettant d’atteindre 100 km/h en environ 5,1 secondes.
La puissance est livrée de façon fluide et immédiate, comme on s’y attend d’un véhicule électrique. En version traction, le C-HR se montre vif en milieu urbain. Le rouage intégral ajoute un sentiment de confiance par mauvais temps et des accélérations plus franches.
La direction est légère mais précise, bien adaptée à un usage urbain et suburbain. Le roulis est bien contrôlé, et le centre de gravité bas contribue à une bonne stabilité lors des changements rapides de direction.
Grâce à une batterie de 77 kWh présente sur toutes les versions, le C-HR offre une autonomie de base de 496 km — supérieure à celle de tout autre véhicule électrique Toyota et à celle de plusieurs concurrents.
Les modèles à rouage intégral proposent jusqu’à 452 km d’autonomie, tandis que la version XSE Premium affiche 438 km en raison de ses roues de 20 pouces.
La recharge à domicile de niveau 2 peut atteindre 11 kW, permettant une recharge complète en environ 5 à 7 heures. Sur borne rapide à courant continu, Toyota annonce un passage de 10 % à 80 % en environ 30 minutes dans des conditions optimales.
Le C-HR est équipé de série d’un port de recharge NACS et peut accepter une puissance maximale de 150 kW.
Les améliorations apportées à la gestion thermique visent à maintenir des vitesses de recharge constantes et à préserver la durabilité de la batterie à long terme.
La principale différence entre l’ancien C-HR et le nouveau réside dans son homogénéité. Le modèle précédent semblait limité par sa plateforme et sa motorisation. Le C-HR 2026 donne l’impression d’avoir été conçu spécifiquement pour sa mission.
En ville, son format compact facilite les manœuvres et le stationnement. Les accélérations sont suffisamment franches pour s’insérer avec assurance dans la circulation, et le freinage régénératif est bien calibré.
Sur routes secondaires, le châssis demeure stable et rassurant. À vitesse d’autoroute, l’insonorisation est bien maîtrisée pour un véhicule de cette catégorie.
Le C-HR ne cherche pas à révolutionner le segment. Il propose plutôt un équilibre convaincant entre efficacité, technologie et polyvalence quotidienne. Compte tenu de son positionnement comme véhicule électrique d’entrée de gamme chez Toyota, son rapport valeur semble particulièrement intéressant pour ceux qui souhaitent passer à l’électrique sans opter pour un modèle plus gros et plus coûteux.
Le retour du Toyota C-HR aurait pu n’être qu’un exercice de nostalgie. Il s’agit plutôt d’un repositionnement stratégique.
En associant le nom à une plateforme électrique dédiée, Toyota donne au C-HR une identité plus claire et une raison d’être plus solide. Il combine autonomie compétitive, technologie moderne, espace pratique et comportement routier rassurant dans un ensemble cohérent.
Plus important encore, le C-HR offre beaucoup de valeur avec une grande autonomie et une capacité de recharge moderne à un prix agressif. C’est le véhicule électrique Toyota le plus abordable sur le marché, et pourtant, rien dans son exécution ne donne l’impression d’un produit basique.
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