Brampton, ON Assembly Plant | Photo: Stellantis
Étant donné que le constructeur automobile n’a toujours pas annoncé de plans futurs pour son usine de Brampton et les travailleurs qu’elle emploie, le gouvernement canadien servira un avis de défaut à Stellantis.
La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, a déclaré hier au Comité du commerce international à Ottawa que « [le gouvernement] restera ferme pour le bien de nos travailleurs, de nos industries et de notre nation, car défendre ces emplois signifie défendre le pilier économique du Canada et les moyens de subsistance d’innombrables familles ».
Cela survient plus d’un mois après que le constructeur a annoncé qu’il ne fabriquerait pas la prochaine génération de Jeep Compass à Brampton, en Ontario, comme initialement prévu, mais plutôt à Belvidere, en Illinois.
Cette décision a été motivée par la menace de droits de douane imposés par l’administration Trump aux États-Unis, le président ayant également répété à maintes reprises qu’il ne souhaitait pas que des voitures fabriquées au Canada soient vendues aux États-Unis.
Bien que Stellantis subisse le gros des critiques au Canada, General Motors a également arrêté la production à son usine CAMI d’Ingersoll, en Ontario, le mois dernier.
GM affirme que sa décision n’est pas liée aux relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais repose uniquement sur les ventes décevantes des fourgonnettes de livraison électriques qui y étaient fabriquées.
Pour en revenir au cas de Stellantis, le gouvernement canadien a indiqué le mois dernier qu’il prendrait des mesures contre le constructeur automobile s’il ne présentait pas de plan pour rouvrir l’usine de Brampton dans un délai de deux semaines.
Ce délai a expiré sans nouvelles de l’entreprise, qui exploite également une usine à Windsor, en Ontario.
Désormais, Ottawa sert à Stellantis un avis de défaut concernant les contrats que le constructeur avait acceptés pour recevoir du financement fédéral au cours des dernières années.
En effet, Stellantis a bénéficié de 222 millions de dollars du gouvernement canadien au cours des trois dernières années pour aider à moderniser et réoutiller ses deux usines afin de permettre la production de véhicules tant à combustion qu’électriques.
Le gouvernement avait également accepté de verser au constructeur jusqu’à 500 millions de dollars pour une nouvelle usine de batteries à Windsor, qui a récemment débuté la production de cellules au lithium pour des dispositifs de stockage d’énergie. Cette installation, exploitée par NextStar Energy, une coentreprise entre Stellantis et LG Energy Solutions, devrait en plus fabriquer des batteries haut voltage pour véhicules électriques ultérieurement.
En contrepartie, Ottawa stipulait que le constructeur devait maintenir l’intégralité de son empreinte manufacturière au Canada, ce qui inclut l’usine de Brampton et ses 3 000 employés.
Pressée par le député conservateur Adam Chambers de dire si les contrats incluaient une garantie d’emploi pour 100 % des employés de Stellantis à Brampton, Mélanie Joly a déclaré : « Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a une garantie d’emploi ».
Selon la ministre, le constructeur automobile est désormais considéré en défaut parce qu’il n’a pas rempli les obligations qu’il avait acceptées pour recevoir des fonds publics.
Source : Automotive News Canada
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