2021 Ford Mustang Mach-E | Photo: Olivier Delorme

Le gouvernement du Québec s’était donné comme objectif d’atteindre le cap des 100 000 véhicules électriques immatriculés avant la fin de 2020. L’objectif n’a malheureusement pas été rencontré, mais voilà, c’est maintenant officiel depuis le 30 avril dernier : le Québec vient de dépasser le cap des 100 000 VÉ sur son territoire.

Le cap symbolique survient un peu plus de neuf ans après le début des ventes de véhicules électriques au Québec, l’une des deux provinces où les ventes de VÉ sont en constante augmentation, la Colombie-Britannique étant l’autre région où l’achat de ces véhicules électriques est en plein essor.

D’ailleurs, le gouvernement québécois veut augmenter la cadence avec comme nouvel objectif de surpasser le cap des 600 000 exemplaires vendus et immatriculés d’ici la fin de 2026. Qui plus est, cet objectif grimpe à 1,5 million d’unités d’ici la fin de 2030. Ce qui motive ces objectifs plus importants, c’est la réduction des gaz à effet de serre de 37,5 % par rapport aux niveaux de 1990.

S’il est vrai que les premières années de commercialisation des voitures électriques n’ont pas été très faciles pour les propriétaires de VÉ, l’augmentation progressive des infrastructures de recharge publiques n’a certainement pas nui à cette augmentation de l’intérêt des automobilistes québécois pour la voiture propulsée par l’énergie renouvelable.

On note également parmi les facteurs favorables à l’adoption de la technologie électrique l’amélioration fulgurante de l’autonomie des VÉ, la baisse des prix des modèles, sans oublier les programmes d’incitatifs financiers et la multiplication des modèles disponibles sur le marché. Quant à l’annonce du gouvernement provincial d’interdire la vente de véhicules légers à essence dès 2035, elle ne fait que renforcer cette volonté du gouvernement local de passer en mode électrique d’ici les quinze prochaines années.

Simon-Pierre Rioux, président-fondateur de l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ), les consommateurs devront à présent se poser une question cruciale avant d’acquérir leur prochain véhicule : « Est-il encore pertinent en 2021 de choisir un véhicule à essence? » 

Selon le principal intéressé, le prix des VÉ sera à parité avec celui des véhicules à essence, ce qui devrait du même coup entraîner la réduction voire la disparition des incitatifs financiers. Enfin, il conclut que l’augmentation du nombre de VÉ sur les routes devrait avoir un impact sur la hausse des prix à la pompe pour les véhicules à essence.

Vincent Aubé

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