Usine Stellantis de Brampton | Photo: Stellantis
Stellantis explore un nouvel avenir pour son usine d’assemblage inactive de Brampton, en Ontario, y compris la possibilité d’y construire des véhicules électriques avec Zhejiang Leapmotor Technology, le constructeur automobile chinois dans lequel elle détient une participation en capital.
Les discussions demeurent préliminaires, selon les informations fournies, et aucune décision de production n’a été annoncée. Le site de Brampton est au cœur des discussions alors que Stellantis travaille avec des représentants gouvernementaux et d’autres parties prenantes sur des conditions qui pourraient soutenir un nouvel investissement au Canada.
L’usine est hors service pour le réoutillage depuis 2024. Sa réouverture était prévue en 2025 pour produire le Jeep Compass, mais Stellantis a ensuite suspendu le projet et déplacé la production du Compass vers l’Illinois après que les mesures tarifaires américaines ont modifié la viabilité de l’assemblage au Canada. Cette décision a provoqué une vive réaction d’Ottawa, qui a averti qu’il pourrait chercher à récupérer l’appui public lié à la présence canadienne de l’entreprise.
Le différend s’est intensifié jusqu’à des procédures formelles de règlement en novembre, soulignant l’importance politique et industrielle de Brampton. Des milliers de travailleurs liés à cette installation en activité depuis près de 40 ans ont été touchés par l’incertitude entourant l’avenir de l’usine.
Un programme lié à Leapmotor offrirait à Stellantis une autre voie pour relancer les activités sur le site. En 2023, Stellantis a acquis environ une participation d’un cinquième dans Leapmotor pour 1,6 milliard de $ américains. Les entreprises ont ensuite formé Leapmotor International, une coentreprise axée sur la production et les ventes à l’étranger, dans laquelle Stellantis détient une participation majoritaire de 51 %.
Toute entente de fabrication au Canada ferait face à des attentes politiques claires. La ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, a déclaré que les futurs investissements automobiles doivent accorder la priorité à la chaîne d’approvisionnement du Canada, à la main-d’œuvre canadienne et aux fournisseurs de pièces nationaux. Cela indique qu’Ottawa est prête à envisager de nouveaux programmes de véhicules, mais uniquement selon des modalités qui protègent les retombées industrielles locales.
Pour Stellantis, l’enjeu immédiat est de savoir si Brampton peut être repositionnée avec un plan produit viable, et à quel coût. Pour le Canada, la question est de savoir si une relance peut avoir lieu tout en préservant les emplois au pays, le contenu des fournisseurs locaux et l’appui politique à la stratégie canadienne de fabrication automobile.
Source: Bloomberg
Les données révèlent que le prix moyen affiché pour les véhicules neufs aux États-Unis s'élève…
Le nouveau Model Y L à trois rangées de Tesla arrive sur le marché américain…
Le monde des voitures conçues pour la piste accueille un nouveau joueur pour le moins…
Le CR-V de Honda a pris la tête des ventes de véhicules légers aux États-Unis…
Depuis les débuts des essais de collision, la sécurité passive a été conçue autour d'un…
Des rapports indiquent que Volkswagen réévalue les options stratégiques concernant Lamborghini et Ducati, alors que…