Système de freinage automatique d'urgence
La National Highway and Traffic Safety Agency (NHTSA) a proposé une nouvelle série de règles visant à rendre obligatoires les systèmes de freinage d’urgence autonomes dans les nouveaux véhicules de tourisme aux États-Unis.
Les technologies de freinage d’urgence autonome utilisent des radars et des caméras pour détecter les obstacles sur la trajectoire du véhicule et agir sur le système de freinage afin d’éviter une collision ou, du moins, d’en réduire considérablement la gravité.
Bien que ces systèmes soient sur le marché depuis un certain temps déjà et qu’ils équipent aujourd’hui environ 90 % des véhicules de tourisme vendus en Amérique du Nord, aucune règle ne dicte actuellement leur efficacité.
En effet, les performances des systèmes autonomes de freinage d’urgence varient considérablement d’un constructeur à l’autre, voire d’un modèle à l’autre pour une même marque.
C’est pourquoi la NHTSA ne veut pas s’arrêter à rendre ces technologies obligatoires et a plutôt proposé des normes minimales que chaque véhicule devra respecter pour être approuvé à la vente aux États-Unis.
Selon les détails de ces nouvelles règles, les véhicules devront être capables d’éviter une collision avec une autre voiture à l’arrêt à des vitesses allant jusqu’à 100 km/h (62 mph).
Étant donné qu’un grand nombre de victimes de la route chaque année sont des piétons, la NHTSA souhaite également que les nouveaux véhicules soient capables d’éviter un piéton à des vitesses allant jusqu’à 60 km/h (37 mph).
En outre, ces systèmes devront répondre aux exigences tant de jour que de nuit, ce qui répond à une plainte fréquente concernant les systèmes actuels qui fonctionnent bien pendant la journée et échouent lorsque les conditions d’éclairage ne sont pas optimales.
Selon la NHTSA, rendre obligatoire l’installation de systèmes de freinage d’urgence autonomes améliorés sur toutes les nouvelles voitures de tourisme pesant moins de 10 000 livres vendues aux États-Unis pourrait contribuer à sauver environ 360 vies et à éviter 24 000 blessures par an.
Cette proposition devrait contribuer à atténuer ce que le département américain des transports qualifie de « crise des morts et des blessures graves sur les routes ».
La proposition est sur le point d’entrer dans une période de consultation publique de 60 jours, à l’issue de laquelle ses détails seront finalisés. Les constructeurs automobiles disposeront alors de trois ans pour mettre tous leurs véhicules en conformité en installant de série des systèmes de freinage d’urgence autonomes améliorés.
Source : Carscoops
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