Toyota Prius cinquième génération | Photo: Toyota
Les hybrides conventionnels, c’est-à-dire non rechargeables, ont établi un record trimestriel d’immatriculations au Canada au deuxième trimestre de 2026. Déjà la principale solution de rechange aux véhicules conventionnels à moteur à combustion interne, les hybrides continuent de creuser l’écart avec les autres motorisations sans moteur à combustion interne.
Les immatriculations d’hybrides conventionnels ont atteint 91 868 unités entre avril et juin, selon les données de Statistique Canada. Cela représente une hausse de 39,5 % par rapport à la même période de trois mois en 2025. Une tendance largement similaire s’observe aux États-Unis, où les hybrides constituent le choix de motorisation affichant la croissance des ventes la plus rapide depuis la fin du premier trimestre.
Au Canada, cette croissance a porté la part des hybrides à 16,8 % de toutes les immatriculations de véhicules neufs durant le trimestre. Leur progression a également surpassé celle du segment des véhicules électriques à batterie. Les immatriculations de véhicules électriques ont totalisé 40 585 unités au cours du trimestre, ce qui représente 7,4 % du marché canadien.
Les hybrides rechargeables ont représenté une plus faible proportion des immatriculations. Seulement 18 226 VHR ont été immatriculés d’avril à juin, ce qui équivaut à une part de marché de 3,3 %.
Ensemble, les hybrides conventionnels, les véhicules électriques et les VHR ont représenté 27,5 % des immatriculations durant le trimestre. À eux seuls, les hybrides conventionnels ont enregistré davantage d’immatriculations que les véhicules électriques et les VHR réunis, ce qui souligne leur rôle grandissant sur le marché des véhicules neufs.
Les gains réalisés par les motorisations électrifiées sont survenus alors que les véhicules conventionnels à moteur à combustion interne cédaient des parts de marché. Les modèles à combustion interne ont enregistré un peu moins de 400 000 immatriculations au deuxième trimestre, conservant 72,5 % du marché.
Un an plus tôt, les motorisations conventionnelles représentaient 79,3 % des immatriculations. Cela correspond à un recul annuel de 6,8 points de pourcentage de leur part de marché. Parmi les facteurs ayant influencé les conditions du marché durant le trimestre figuraient les prix élevés du carburant en raison de la guerre en Iran. La hausse des coûts du carburant a renforcé l’attrait potentiel des véhicules électrifiés en raison de leurs coûts d’utilisation moins élevés.
Le rétablissement, par le gouvernement fédéral, des incitatifs à l’achat de véhicules zéro émission a également favorisé un regain d’intérêt pour les véhicules entièrement électriques. Les hybrides conventionnels ne sont pas admissibles à ces rabais, ce qui signifie que la croissance de leurs immatriculations s’est produite sans le soutien de l’incitatif fédéral à l’achat de véhicules zéro émission.
Les données du deuxième trimestre montrent clairement que les écarts se creusent au sein du marché canadien des véhicules électrifiés, une observation qui peut également être faite sur le marché américain. Bien que les véhicules électriques et les VHR aient continué d’attirer des acheteurs, les hybrides conventionnels ont gagné encore plus de terrain et représenté près d’une nouvelle immatriculation sur six à l’échelle nationale.
Source: Automotive News
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