Production du Jeep Grand Wagoneer à l'usine Warren Truck | Photo: Stellantis
Dans le cadre de leurs contrats avec l’UAW, les employés des trois grands constructeurs automobiles américains reçoivent une part des bénéfices de leur employeur chaque année en mars. Cette année, les employés de General Motors auront droit à 10 500 $ et ceux de Ford recevront 6 780 $, mais les employés de Stellantis n’auront pas cette chance.
En effet, le personnel du constructeur ne touchera pas de prime de partage des profits pour la première fois depuis 2011, époque à laquelle l’entreprise se remettait encore des effets de la crise financière de 2008.
Sans surprise, cela s’explique par le fait que la branche nord-américaine de Stellantis a perdu 2,2 milliards de dollars US en 2025, ce qui représente une part de profit négative de 3,1 %. Le contrat actuel de l’UAW, signé en 2023, stipule que Stellantis doit verser 900 $ par tranche de 1 % de marge bénéficiaire en Amérique du Nord.
Plusieurs facteurs expliquent cette perte importante, notamment une transition vers les véhicules électriques coûteuse et impopulaire, ainsi qu’environ 1,4 milliard de dollars de frais de douane causés par l’administration Trump.
Bien que les bénéfices de Stellantis aient fortement augmenté après la création de l’entreprise par la fusion de Fiat Chrysler Automobiles et du Groupe PSA en 2021, ils ont chuté brutalement en 2025. En effet, les employés de la nouvelle entité avaient reçu un chèque de 14 670 $ en 2021, 14 760$ en 2023 et 13 860 $ en 2023, des montants bien supérieurs à la moyenne du secteur pour chacune de ces années. En 2025, ce montant est tombé à seulement 3 780 $, soit 6 428 $ de moins que ce qu’ont obtenu les employés de Ford et 10 720 $ de moins que ceux de GM.
La majeure partie de cette baisse est attribuable aux programmes coûteux de véhicules électriques et à des ventes qui ne cessent de chuter depuis 7 ans. Des décisions commerciales discutables, comme le retrait du populaire moteur V8 des camions Ram, sont également en cause.
Pour 2026, l’effet des tarifs douaniers américains commence également à se faire sentir dans l’ensemble de l’industrie, ce qui explique pourquoi les bénéfices de GM et de Ford sont également beaucoup plus bas cette année. Chez Stellantis, les tarifs ont entraîné l’abandon du Dodge Hornet (fabriqué en Italie) et de la version d’entrée de gamme de la Dodge Charger Daytona électrique (fabriquée au Canada).
Fait intéressant, la charge de 26 milliards de dollars du constructeur, principalement causée par un recul de la stratégie électrique, ne compte pas dans les pertes de la branche nord-américaine, car les dépréciations sont comptabilisées comme des éléments exceptionnels.
Stellantis entrevoit toutefois de l’espoir pour l’avenir : le nouveau PDG de l’entreprise, Antonio Filosa, semble mieux comprendre le marché américain que son prédécesseur et se concentre sur les produits populaires, notamment en réintroduisant le moteur V8.
L’arrivée de nouveaux modèles, tels que le Jeep Cherokee hybride, le Jeep Wagoneer rafraîchi et la Dodge Charger Six-Pack à six cylindres, devrait également aider.
Source : Automotive News
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