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Les constructeurs automobiles réclament l’interdiction aux États-Unis des véhicules connectés, logiciels et composants chinois

BYD Seal | Photo: BYD

L’Alliance for Automotive Innovation exhorte les législateurs américains à imposer des restrictions permanentes aux véhicules connectés chinois et aux technologies connexes.

  • Les constructeurs automobiles américains souhaitent que le Congrès impose des restrictions permanentes aux véhicules connectés, logiciels et composants chinois.

  • Des projets de loi bipartisans ciblant les technologies automobiles chinoises progressent dans les deux chambres du Congrès.

  • Les restrictions proposées en matière de propriété pourraient également toucher des constructeurs mondiaux comptant d’importants actionnaires chinois.


La principale association commerciale de l’industrie automobile américaine exhorte le Congrès à établir des restrictions permanentes visant les véhicules connectés chinois et les technologies connexes avant la fin de la présente session parlementaire.

Dans une lettre adressée le 3 septembre aux dirigeants du Congrès, l’Alliance for Automotive Innovation a réclamé l’adoption d’une loi empêchant la vente, l’importation et la fabrication de véhicules connectés, de composants et de logiciels chinois aux États-Unis.

L’organisation représente les constructeurs qui produisent la majorité des véhicules vendus aux États-Unis, ainsi que d’importants fournisseurs, fabricants de batteries, entreprises de semi-conducteurs, sociétés technologiques et développeurs de véhicules autonomes.

L’Alliance a associé cette demande aux préoccupations entourant les politiques industrielles de la Chine, notamment les subventions gouvernementales, les pratiques commerciales, la propriété intellectuelle et les données des véhicules. Elle soutient que les constructeurs automobiles chinois gagnent des parts de marché dans plusieurs régions, notamment en Europe, en Australie, en Asie du Sud-Est, au Mexique et en Amérique du Sud, tout en déployant des véhicules de plus en plus connectés.

La lettre présente également cet enjeu comme une priorité en matière de fabrication et de sécurité nationale. L’Alliance for Automotive Innovation affirme que le secteur automobile américain soutient 11 millions d’emplois dans les 50 États et contribue annuellement à hauteur de près de 1 500 milliards de $ américains à l’économie du pays.

Le Congrès examine déjà plusieurs propositions.

En juillet, le Comité sénatorial du commerce a approuvé le Connected Vehicle Security Act of 2026, soit le projet de loi S. 4429. Cette proposition limiterait les véhicules connectés chinois ainsi que les logiciels et composants connexes. Une version présentée à la Chambre des représentants, H.R. 8730, par les représentants du Michigan, John Moolenaar et Debbie Dingell, a obtenu un appui bipartisan.

Une autre proposition, le Motor Vehicle Modernization Act, H.R. 7389, a franchi l’étape du Comité de l’énergie et du commerce de la Chambre en mai. Une disposition de ce projet de loi empêcherait les adversaires étrangers désignés, y compris la Chine, de fabriquer, d’importer ou d’introduire des véhicules dans le commerce interétatique américain.

Les détails pourraient avoir des conséquences allant au-delà des marques automobiles chinoises. Les seuils de propriété proposés ont soulevé des questions pour les constructeurs mondiaux comptant d’importants actionnaires chinois. Mercedes-Benz, par exemple, compte des investisseurs chinois qui détiennent près du cinquième de ses actions. Polestar, propriété de Geely, constitue un autre exemple : la marque n’aura plus le droit de vendre de véhicules neufs à compter de l’année prochaine. Volvo pourrait-elle être la prochaine?

L’Alliance a reconnu que les législateurs travaillent toujours à déterminer la portée des restrictions et a indiqué que l’industrie souhaite une politique permettant à ses membres de continuer à mener leurs activités avec succès aux États-Unis.

Comme nous le savons, le Canada a pris une direction complètement opposée, accueillant les véhicules et les constructeurs automobiles chinois à bras relativement ouverts. Ces approches contradictoires ajoutent une autre dimension potentielle à la politique automobile nord-américaine. L’intégration étroite des secteurs manufacturiers automobiles canadien et américain signifie que d’importantes restrictions américaines visant les véhicules, les composants ou les logiciels pourraient influencer les futures décisions canadiennes en matière de commerce et de chaînes d’approvisionnement.

Source: The Hill

Mathieu St-Pierre

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