2025 Chevrolet BrightDrop | Photo: Olivier Delorme

Plus de 1 100 membres d’Unifor prévoient de résister au retrait d’équipement de l’usine Cami, présentement inactive.

  • Unifor avertit qu’il occupera l’usine Cami si GM retire des machines.

  • La fin de la production de VÉ a touché plus de 1 100 travailleurs à Ingersoll, en Ontario.

  • Des représentants fédéraux ont demandé à GM de s’engager sur l’avenir de l’usine dans les 15 jours.


Mike Van Boekel, président de la section locale 88 d’Unifor, a déclaré que plus de 1 100 travailleurs mis à pied sont prêts à empêcher le retrait de l’équipement et à demeurer à l’intérieur de l’usine jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

Les travailleurs de l’usine d’assemblage Cami de General Motors à Ingersoll, en Ontario, menacent d’occuper les lieux si l’entreprise va de l’avant avec son plan de retirer des machines après l’arrêt de la production des fourgons électriques.

L’avertissement du syndicat survient après la décision de GM Canada, le mois dernier, de cesser la production du fourgon de livraison électrique BrightDrop en raison de faibles ventes. Cette décision a entraîné la mise à pied de l’ensemble des employés de l’usine.

Van Boekel a indiqué que le syndicat est prêt à contester le constructeur automobile devant les tribunaux au besoin. « Nous allons occuper l’usine jusqu’à ce qu’une voie soit trouvée », a-t-il dit. « Nous voulons travailler avec le gouvernement fédéral et GM pour obtenir quelque chose pour l’usine. »

Selon Van Boekel, retirer les machines signifierait en pratique l’intention de GM de fermer définitivement l’usine.

Mardi dernier, Van Boekel a rencontré la ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, le secrétaire d’État au Travail John Zerucelli et le maire d’Ingersoll, Brian Petrie. « C’était une bonne rencontre. Elle a dit à GM de revenir avec un engagement envers l’usine. Elle a indiqué que les discussions se poursuivent », a déclaré Van Boekel.

Le syndicat a publié un bulletin en ligne affirmant qu’il est prêt à saisir l’usine si GM tente de retirer ne serait-ce qu’une seule pièce d’équipement. « Nous avons été parfaitement clairs avec l’entreprise : rien n’entre et rien ne sort », peut-on lire dans le communiqué.

Pendant ce temps, Arpan Khanna, député d’Oxford, a publié une lettre adressée à Joly demandant une mise à jour sur la situation, qu’il a qualifiée de « crise touchant les travailleurs ». La lettre a été envoyée après que Joly eut déclaré dans une publication sur les réseaux sociaux, le 23 octobre, qu’elle avait rencontré GM, Unifor et des représentants provinciaux et qu’elle s’attendait à un rapport complet du constructeur automobile dans les 15 jours.

GM Canada n’avait pas répondu à une demande de commentaire en date de mercredi.

Source: Windsor Star

Mathieu St-Pierre

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