2026 Dongfeng Box (Nammi 01) | Photo: Dongfeng
Après BYD, Geely et Chery, Dongfeng devient le quatrième constructeur automobile chinois à exprimer son intérêt pour la vente de ses modèles électriques au Canada, profitant de l’exemption tarifaire signée entre Pékin et Ottawa.
En effet, Dongfeng, le plus petit des « quatre grands » constructeurs automobiles publics chinois, affirme vouloir commencer ses ventes au Canada dans les mois à venir.
Pour accroître la notoriété locale de sa marque et de ses produits, Dongfeng présentera certains de ses modèles électriques à des journalistes et à des analystes de l’industrie lors d’un événement qui se tiendra à Montréal plus tard cette semaine.
Parmi les modèles exposés figureront le Vigo, un VUS sous-compact dont l’apparence est très proche du nouveau Kia Seltos mais qui dispose d’un hayon divisé comme celui d’un Range Rover, ainsi que la Nammi 01, une voiture à hayon sous-compacte.
Le premier de ces deux modèles aurait une autonomie de 471 kilomètres selon la norme d’essai chinoise CLTC, qui est généralement beaucoup plus optimiste que la norme EPA utilisée au Canada. Cela signifie que l’on peut s’attendre à une autonomie réelle plus proche de 340 kilomètres.
La Nammi 01 affiche une autonomie CLTC revendiquée allant jusqu’à 430 kilomètres, ce qui devrait se traduire par environ 315 km avec la méthode EPA.
Compte tenu de leur taille et de leurs spécifications préliminaires, le Dongfeng Vigo et la Nammi 01 pourraient être réellement abordables, ce qui n’est pas nécessairement garanti lorsque l’on examine les véhicules que des concurrents comme BYD et Geely prévoient d’importer.
Bien que les prix n’aient pas été annoncés, nous pouvons nous faire une idée de ce à quoi nous attendre en observant les marchés australien et néo-zélandais, qui accueillent des véhicules électriques depuis quelques années déjà.
À l’heure actuelle, le multisegment Dongfeng Vigo est vendu à partir de 37 990 $ en Nouvelle-Zélande, soit environ 31 000 $ canadiens au taux de change actuel.
À titre de comparaison, la Nammi 01 (appelée « Box » en Nouvelle-Zélande) commence à 29 990 $NZ, soit environ 24 400$ CAD.
Cela rendrait les deux modèles nettement plus abordables que ceux actuellement disponibles, ce qui était l’un des objectifs du gouvernement canadien lorsqu’il a décidé d’autoriser l’importation de jusqu’à 49 000 véhicules électriques de fabrication chinoise par an à partir de 2026.
Alors que Tesla, et Polestar dans une moindre mesure, consomment la majeure partie du crédit à l’heure actuelle, l’arrivée de marques chinoises comme Dongfeng devrait créer plus de concurrence dans le segment et faire baisser les prix pour tout le monde.
De plus, le plafond de 49 000 unités, en dessous duquel les véhicules électriques chinois ne sont taxés qu’à 6 % (au lieu de 100 %), doit augmenter chaque année et comprend une disposition visant à privilégier les modèles jugés abordables.
Il sera intéressant de voir ce que nos collègues qui participeront à l’événement de Dongfeng à Montréal cette semaine penseront des véhicules de la marque.
Source : Automotive News
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