Le 15 avril, le gouvernement fédéral a annoncé que les constructeurs automobiles qui poursuivent la production de véhicules au Canada bénéficieront d’une exemption aux tarifs de représailles imposés par le pays. Cette décision fait partie de la réponse du Canada aux nouveaux droits d’importation décrétés par les États-Unis sur les automobiles.
Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a précisé que les entreprises pourront importer un nombre limité de véhicules assemblés aux États-Unis sans avoir à payer de droits de représailles, à condition que ces véhicules respectent les règles de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Cette exemption s’applique uniquement aux constructeurs qui maintiennent ou augmentent leurs niveaux de production et d’investissement au Canada.
Cette mesure canadienne vise à répondre à la décision du président américain Donald Trump d’imposer, plus tôt ce mois-ci, une surtaxe de 25 % sur tous les véhicules importés. Trump a toutefois prévu une exemption partielle pour les véhicules produits en Amérique du Nord dans le cadre de l’ACEUM. Ottawa a donc répliqué avec des tarifs similaires ciblant les véhicules assemblés aux États-Unis et destinés au marché canadien.
Selon cette nouvelle politique, les constructeurs qui réduiront leur production au Canada verront leur quota d’importation sans tarif diminuer. De plus, François-Philippe Champagne a annoncé un congé tarifaire de six mois pour les biens importés des États-Unis et utilisés dans les secteurs de la fabrication, des soins de santé et de la sécurité publique au Canada.
Le premier ministre Mark Carney, en campagne au Québec, a commenté la situation en soulignant que le secteur automobile nord-américain est l’un des systèmes industriels les plus intégrés au monde. « Les tarifs du président Trump visent, dans une certaine mesure, à désintégrer ce système et les avantages qu’il procure », a-t-il déclaré.
Carney a également indiqué que les droits sur les pièces automobiles américaines, dont l’entrée en vigueur est prévue d’ici le 3 mai, pourraient être réévalués. Il affirme avoir entamé des discussions avec des dirigeants de l’industrie, tant au Canada qu’à l’international.
Des constructeurs comme Ford, General Motors et Stellantis exhortent l’administration Trump à revoir sa décision. Selon les analystes, ces mesures pourraient entraîner une hausse des coûts et perturber les chaînes d’approvisionnement transfrontalières. Le 14 avril, Trump a laissé entendre que des délais ou de nouvelles exemptions pourraient être envisagés.
Pour soutenir les entreprises canadiennes touchées par ce différend commercial, Ottawa a également annoncé diverses mesures de soutien, notamment une exemption tarifaire temporaire sur certaines importations américaines et l’élargissement de son programme de prêts pour les grandes entreprises, qui accepte désormais les demandes.
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