Production of the 2026 Honda Accord in Ohio | Photo: Honda
Bien que Honda exploite déjà huit usines d’assemblage de véhicules en Amérique du Nord (le site d’Alliston, en Ontario, compte à lui seul trois usines), elle cherche à en ajouter une neuvième à la liste.
En effet, le constructeur japonais a récemment déclaré que l’ensemble de ses usines actuelles au Canada, aux États-Unis et au Mexique fonctionnent presque à pleine capacité, ce qui laisse peu de marge pour intégrer de nouveaux modèles.
Puisque l’entreprise développe actuellement 15 nouveaux modèles hybrides pour le marché nord-américain d’ici 2030, elle aura besoin d’une capacité de production accrue pour répondre à la demande, surtout si les prix du carburant demeurent élevés.
Néanmoins, le vice-président exécutif de Honda, Noriya Kaihara, a prévenu que le constructeur pourrait devoir revoir ses plans si une entente sur l’ACEUM n’intervient pas rapidement.
Connu sous l’acronyme USMCA aux États-Unis, cet accord commercial est censé garantir la libre circulation des pièces et des produits à travers les frontières mexicaine, américaine et canadienne, y compris le secteur automobile.
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025, les États-Unis ont enfreint les dispositions de l’ACEUM en imposant des droits de douane sur une vaste gamme de produits fabriqués tant au Canada qu’au Mexique.
Cela a provoqué une hausse marquée des coûts de production des véhicules assemblés partout en Amérique du Nord, tout en réduisant la rentabilité de la vente de véhicules importés aux États-Unis.
Cette situation a évidemment bouleversé les stratégies de production des constructeurs, les contraignant à réorganiser leurs plans afin d’atténuer l’impact de ces tarifs.
Alors que le Canada et les États-Unis semblaient progresser vers un nouvel accord sur l’ACEUM, l’administration Trump a imposé une nouvelle série de tarifs douaniers de 50 % sur 20 millions de dollars américains de marchandises canadiennes à la suite de l’échec des négociations la semaine dernière.
Cette mesure ajoute une couche d’incertitude pour les constructeurs automobiles et les équipementiers, incitant certains d’entre eux à modifier une fois de plus leurs projets.
Honda devra trancher sur la construction d’une nouvelle usine d’assemblage nord-américaine d’ici un an ou deux, car elle souhaite que cette nouvelle infrastructure soit opérationnelle d’ici 2030.
Lorsque l’entreprise a évoqué ce projet pour la première fois, la question semblait surtout concerner le lieu d’implantation. Aujourd’hui, il s’agit plutôt de déterminer si l’usine verra le jour ou non.
Si le Canada et les États-Unis ne parviennent pas à un accord permettant d’éliminer les droits de douane sur les véhicules et les pièces détachées, Honda pourrait choisir de privilégier d’autres marchés hors de l’Amérique du Nord, du moins pour quelques années.
Le constructeur nippon n’est pas le seul dans cette position : Hyundai indiquait l’an dernier que le flou entourant les règles commerciales retardait plus de 20 millions de dollars américains d’investissements directs aux États-Unis.
Source : Automotive News Canada
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