La pandémie du coronavirus a grandement ralenti l’industrie automobile depuis quelques semaines. En fait, ce sont presque toutes les industries non essentielles qui sont affectées par l’invisible ennemi. Au moment d’écrire ces lignes, la production de véhicules est fortement ralentie ou même stoppée dans plusieurs cas, les constructeurs qui annoncent déjà des dates de réouvertures prévues pour le mois d’avril.

Il y a toutefois une discussion qui est passée sous le radar depuis l’arrivée de la COVID-19 : l’union des deux géants de l’automobile PSA et FCA. En effet, le groupe français PSA et le groupe italo-américain FCA ont signé une entente de principe au mois de décembre 2019, dans le but d’unir les 13 marques des deux entités sous un seul et même toit. La fusion des deux empires de l’automobile ferait du groupe le quatrième plus gros à l’échelle mondiale.

L’Agence France-Presse (AFP) a appris cette semaine que malgré la crise du coronavirus, il n’était pas question que l’entente entre les deux groupes soit annulée. C’est du moins ce qu’a affirmé le groupe PSA à l’entité médiatique. Pour le moment, FCA n’a pas voulu commenter la situation.

Il est clair que les effets de la crise auront une incidence sur la suite des discussions qui devaient en théorie se terminer au début de 2021 au plus tard.

Parmi les termes discutés, il est prévu que les actionnaires de FCA reçoivent un dividende spécial de 6,1 milliards de dollars américains. De leur côté, les actionnaires de PSA recevraient 46 % des parts du fournisseur Faurecia, un fournisseur dans lequel PSA détient déjà une majorité des parts et qui serait séparée lors de l’entente.

Le hic dans cette histoire, c’est que les deux constructeurs, comme la majorité des industries à l’échelle mondiale, cherchent à limiter les pertes financières causées par la COVID-19. Il est même question d’une aide financière de la part des gouvernements et cette injection d’argent gouvernementale (donc des contribuables) serait alors redistribuée dans les poches des actionnaires. Disons qu’en ces temps d’incertitude, cette redistribution de la richesse ne serait pas vue d’un bon œil.

Le groupe PSA a aussi ajouté qu’il travaillait actuellement à protéger ses employés et qu’il serait déplacé de spéculer sur les modifications possibles dans l’entente entre les deux géants de l’automobile.

Voilà un autre dossier qu’il faudra surveiller de près, lorsque la pandémie aura perdu du terrain.

Vincent Aubé

Articles récents

Galerie photo : Les partenariats entre la mode et l’automobile

Les domaines de la mode et de l’automobile sont liés de plus près qu’il n’y…

4 heures

Aston Martin repousse son premier VÉ de 2030 à après 2032, attendez-vous à davantage de V8 et de V12

Le constructeur britannique continuera de miser sur les moteurs à combustion tout en réévaluant ses…

2 jours

États-Unis : le prix moyen d’un véhicule neuf dépasse maintenant les 53 000 $ US

Chez nos voisins du sud, la facture d’un véhicule neuf continue de grimper et d’établir…

2 jours

La BMW i3 2027 offrira jusqu’à 750 kilomètres d’autonomie et une recharge à 400 kW

Cela la place au troisième rang des véhicules électriques offrant la plus grande autonomie en…

3 jours

Essai routier – Porsche Cayenne électrique 2026 : la démesure a un nouveau nom

On ne vous apprend rien en vous disant que la puissance des véhicules électriques peut…

3 jours

Ford confronté à un test de coûts et de fabrication avec l’abordable Fathom électrique

Ford maintient son échéancier de 2027, même si la production de masse et les objectifs…

3 jours