Nissan Altima SR 2024 | Photo: Germain Goyer
D’abord, il faut savoir que la Nissan Altima en est à sa sixième génération et que celle-ci a été introduite en 2019 alors que le segment de la berline intermédiaire battait déjà de l’aile. Afin d’assurer que la voiture demeure à jour, Nissan lui a apporté quelques améliorations en 2023. Mentionnons que la portion avant a été partiellement redessinée, que des phares à DEL ont été intégrés, que de nouvelles teintes sont venues agrémentées la palette, que de nouvelles jantes ont été ajoutées au catalogue et qu’un nouvel écran tactile de 12,3 pouces a remplacé l’ancien modèle de 8 pouces dont la conception était désuète. La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Nissan a refusé de lancer la serviette avec l’Altima. Pourtant, cette berline intermédiaire connaît des temps difficiles. Au Canada, en 2023, il s’est vendu 1577 unités de ce modèle. C’est nettement moins que les 8547 Camry écoulées par Toyota. Histoire de dédramatiser, Nissan arrive tout de même à contrôler la décroissance mieux que d’autres marques comme Subaru et Kia. De son côté, Subaru a connu une année catastrophique avec seulement 351 exemplaires vendus de la Legacy à l’échelle canadienne l’année dernière. Quant à Kia, on a préféré se retirer du marché avec la K5 après n’en avoir vendu que 874 unités.
C’est une période difficile pour les voitures intermédiaires, c’est indéniable.
Sur le plan mécanique, Nissan propose une recette on ne peut plus simple. Son capot renferme un moteur atmosphérique à quatre cylindres de 2,5 L. Il s’agit d’un bloc bien connu chez Nissan et il a su faire ses preuves. En revanche, on trouve qu’il manque de oumphe avec sa puissance de 182 chevaux et son couple de 178 lb-pi. Qui plus est, l’effet d’élasticité ressenti avec la transmission à variation continue nous a paru désagréable. Cette mécanique est jumelée à un système à quatre roues motrices. Certainement pas aussi efficace que celui de Subaru, par exemple, il s’est montré satisfaisant sur les roues enneigées et glacées de la province. Cela étant dit, l’Altima n’est pas passionnante à conduire. Les amateurs de conduite apprécieraient certainement plus de rétroaction de la part de la direction qui n’est pas des plus précises.
Du côté du marché américain, Nissan propose une version plus performante de l’Altima. En revanche, lorsque l’on choisit l’option du moteur à quatre cylindres turbocompressé à compression variable de 2,0 L, on doit se contenter des roues motrices avant. Bien qu’on trouvait dommage que Nissan n’ait pas voulu tenter sa chance avec une telle configuration sur le marché canadien alors que les berlines intermédiaires voient leur popularité péricliter, on rêvait secrètement que le constructeur change éventuellement d’idée. À notre avis, avec la disparition récente de la Maxima, la conjoncture aurait été intéressante.
Au terme de notre essai s’étant échelonné sur plus de 600 kilomètres, l’ordinateur de bord affichait une consommation moyenne de 8,2 L/100 kilomètres. Lorsque l’on considère que cette voiture ne jouit pas d’une forme d’hybridation quelconque et que l’on garde en tête son gabarit en plus des conditions climatiques, cette cote nous semble tout à fait raisonnable. De son côté, Ressources naturelles Canada annonce une consommation de 7,9 L/100 kilomètres en conduite combinée. La cote monte de 0,2 L/100 kilomètres pour une version SR ou Platine.
La Nissan Altima 2024 coûte 34 374 $ dans sa version S de base. Au sommet de la gamme, on retrouve la déclinaison Platine pour laquelle vous devrez débourser minimalement 40 774 $. Entre les deux se glisse la version SR que nous avons mise à l’essai. Son prix est de 37 274 $. L’ensemble Privilège est une option intéressante de 2200 $ qui comprend entre autres l’écran couleur tactile de 12,3 pouces, la chaîne audio Bose avec 9 haut-parleurs et le rétroviseur intérieur antiéblouissement. Aussi ironique que cela puisse paraître, cette échelle de prix est inférieure à celle du Nissan Rogue.
L’aménagement de l’habitacle ne mérite certainement pas son propre paragraphe. Cela dit, il est pertinent de mentionner que les sièges avant sont confortables et que le volume du coffre est grand. Cette voiture répondrait tout à fait aux critères des familles québécoises. Celles-ci préfèrent toutefois opter pour un VUS une majorité du temps.
Au terme d’une semaine passée au volant de la Nissan Altima 2024, nous avons été à même de constater, une fois de plus, qu’il s’agit d’une berline intermédiaire qui est confortable et qu’elle est une très bonne routière. Grosso modo, elle effectue plutôt bien le travail qu’on lui demande. Malheureusement pour elle, elle n’éveille aucune passion et le segment des berlines intermédiaires meurt à petit feu au Canada. Les acheteurs ont déserté le segment et ils ne sont tout simplement plus au rendez-vous.
Alors que la consommation d’essence est une préoccupation importante lors que vient le temps de…
Il y a exactement 22 ans aujourd’hui, soit le 29 avril 2004, la dernière Oldsmobile a été…
Ensemble, le GMC Sierra et le Chevrolet Silverado figurent parmi les véhicules les plus vendus…
8 des 10 véhicules les plus volés au Canada en 2024 ont été fabriqués par…
La nouvelle Classe C électrique combine une batterie utilisable de 94,5 kWh, une capacité de recharge…
Infiniti est encore une fois à la croisée des chemins et le QX65 2027 se…