Bombardier Vénus | Photo: Germain Goyer
Ainsi, parmi des milliers de voitures anciennes, une toute petite voiture, inconnue pour la plupart des visiteurs, a attiré mon attention.
Reconnue notamment pour ses motoneiges, l’entreprise québécoise Bombardier avait l’ambition de produire une voiture bien de chez nous. En effet, en 1985, Bombardier a présenté la Vénus, dont l’appellation signifie “véhicule, économe, nouveau, utilitaire et sécuritaire”. Le projet n’a toutefois pas dépassé le stade du prototype. C’est Laurent Beaudoin, alors dirigeant de Bombardier, qui a eu l’idée d’une voiture citadine lors d’un voyage en France.
Comme on peut le voir en jetant un coup d’oeil aux photos, la Bombardier Vénus est une voiture de petit format et elle est plutôt rudimentaire. Elle est dotée de deux portières en plus d’un hayon. Son style rappelle sommairement la Suzuki Swift ou encore la Ford Festiva. Son capot renferme un moteur à trois cylindres Daihatsu auquel est mariée une transmission manuelle à cinq rapports. Le constructeur japonais Daihatsu était impliqué dans l’aventure. D’abord fournisseur, Daihatsu avait aussi l’ambition parallèle de percer le marché nord-américain, ce qui a freiné la réalisation du projet de l’entreprise québécoise. La marque japonaise aura finalement été présente aux États-Unis de 1988 à 1992, avant de se retirer en raison des pertes financières.
Le prototype que nous avons vu de près est opérationnel. Cela étant dit, il s’agit d’un prototype, rappelons-le, et certaines commandes ne sont pas fonctionnelles. Les vitres latérales sont fixes malgré que les portes soient dotées d’une manivelle, par exemple.
Initialement, Bombardier avait l’intention de distribuer la Vénus via le réseau de détaillants de motoneiges. Les responsables du projet ont cependant réalisé que le réseau de distribution déjà en place ne convenait pas pour une automobile. C’est alors que l’idée de la commercialiser chez Canadian Tire est apparue. Le prix de vente projeté était de 5000 $, ce qui aurait permis aux acheteurs de compléter l’achat à l’aide de leur carte de crédit. Aux États-Unis, c’est la chaîne de magasins Sears qui a été approchée pour assurer la distribution de la Vénus.
En plus de la Vénus, il était prévu que la gamme soit bonifiée avec l’ajout de la Charade, une autre voiture citadine, ainsi que le Rocky, un véhicule 4X4 de petit format.
L’acquisition de Canadair par Bombardier nécessitant des sommes importantes, l’augmentation de la valeur du yen et l’ambition de Daihatsu de développer le marché américain sont les principales raisons expliquant l’abandon du projet.
Enfin, soulignons que l’appellation Vénus a été attribuée au tout premier prototype de Volvo en 1933 (Venus Bilo) et à une fabrication artisanale en fibre de verre développée à partir d’une Ford 1949.
En 2024, le Journal de Montréal nous apprenait que BRP planchait sur le projet d’un véhicule électrique futuriste.
La Bombardier Vénus est détenue par le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier à Valcourt.
Chaque année, Wards Auto publie son palmarès des 10 meilleurs groupes motopropulseurs offerts dans un…
Ce VUS est basé sur la plateforme et le groupe motopropulseur de la Mercedes-AMG GT…
La production s’établit à environ un dixième de l’objectif hebdomadaire de 2 000 unités de Volvo,…
Deux modèles Jeep électrifiés fabriqués dans le cadre de la coentreprise de Stellantis avec Dongfeng…
La Corvette sera un jour entièrement électrique. C’est du moins ce qu’affirme Tony Roma, l’ingénieur…
Toronto pourrait devenir la première ville canadienne à offrir le service de taxis entièrement autonome…