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BMW veut utiliser davantage de composants standardisés pour mieux rivaliser avec les voitures chinoises

2027 BMW M350 xDrive | Photo: BMW
  • Le constructeur automobile affirme que l’utilisation de composants prêts à l’emploi lui permettra de réduire ses coûts et d’augmenter sa marge bénéficiaire.

  • BMW assure que ce virage vers des composants standardisés ne compromettra ni sa qualité, ni ses performances, ni son identité de marque.

  • Ford cherche également à accroître son recours aux composants partagés afin de mieux concurrencer les constructeurs chinois.

Afin de mieux rivaliser avec les constructeurs automobiles chinois et de faire passer sa marge bénéficiaire de 2,3 % à une fourchette de 3 à 5 % d’ici 2028, BMW souhaite augmenter son utilisation de composants standardisés.

Ce type de composants regroupe des éléments développés par des équipementiers selon une norme industrielle, qui peuvent ensuite être vendus à plusieurs constructeurs automobiles.

Par exemple, de nombreux véhicules fabriqués par différentes entreprises partagent déjà les mêmes capteurs et modules électroniques, ainsi que certains composants mécaniques, tels que les transmissions.

Cette approche diffère de la pratique traditionnelle, où chaque constructeur conçoit ses propres composants avant de les faire fabriquer par des équipementiers. Dans ce cas, seule l’entreprise à l’origine de la conception utilise la pièce, ce qui limite le potentiel d’économies d’échelle.

BMW iX3 2027

Lorsqu’une même pièce peut être utilisée par plusieurs constructeurs, le volume de ventes prévisionnel est nettement plus élevé, ce qui permet aux fournisseurs de réduire leur prix unitaire.

Combiné aux économies réalisées en évitant d’avoir à concevoir et développer leur propre pièce, le choix de composants prêts à l’emploi peut réduire de manière significative les coûts de production d’un constructeur, lui permettant ainsi de vendre des véhicules à un prix inférieur sans rogner sur ses marges bénéficiaires.

Bien que BMW n’ait pas fourni d’exemples précis de composants standardisés qu’il pourrait utiliser, sa dépendance à ce type de pièces va augmenter considérablement : le groupe prévoit en effet que les pièces prêtes à l’emploi représenteront la majeure partie de son budget d’achat annuel de 80 milliards d’euros d’ici 2032.

Sur la même période, l’utilisation par BMW de composants sur mesure devrait être réduite de moitié.

Commentant ce sujet, Milan Nedeljković, membre du directoire de BMW, a déclaré : « Il existe sur le marché des normes industrielles convaincantes, et il serait dommage de ne pas les utiliser. »

De plus, l’entreprise est convaincue que le fait d’utiliser davantage de composants standardisés et moins d’éléments développés en interne n’affectera ni la qualité, ni les performances, ni l’identité de marque de ses véhicules.

Cela laisse entendre que la plupart des composants partagés se situeront là où les conducteurs et les passagers ne les voient pas, comme le câblage et l’électronique, plutôt que dans les éléments du groupe motopropulseur ou les commandes et commutateurs de l’habitacle.

Il est intéressant de noter que BMW a également indiqué que l’intelligence artificielle intégrera son processus d’approvisionnement, dans le but de prendre de meilleures décisions en analysant chaque opportunité de manière plus approfondie.

2027 BMW X5 40 | Photo: BMW

BMW n’est pas le seul à explorer cette piste pour réduire ses coûts de production et renforcer sa compétitivité face aux véhicules chinois, qui s’appuient eux-mêmes fortement sur des composants partagés à l’échelle de l’industrie automobile chinoise.

En effet, Ford a exprimé le souhait d’accroître son recours aux composants standardisés au cours des prochaines années.

Par exemple, le responsable de Ford pour l’Europe, Jim Baumbick, a indiqué que le développement d’un nouveau phare peut ajouter trois mois au cycle de développement d’un véhicule, par rapport à l’utilisation d’un phare standard conçu par un équipementier selon les normes de l’industrie.

L’ancien PDG de Toyota, Koji Sato, aujourd’hui président de l’Association des constructeurs automobiles japonais (JAMA), a lui aussi appelé à un plus grand partage de pièces entre constructeurs japonais afin de réduire les coûts et d’accroître les bénéfices face à la féroce concurrence chinoise.

Source : Automotive News

Anthony Lemonde

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