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Essai routier Toyota Tacoma 2016: # 1 pour le rester

(Seattle, WA) Toyota est dans le segment des camionnettes intermédiaires dans le monde depuis plus de 80 ans. Alors que la catégorie se contractait de plus en plus au fil des ans, Toyota est toujours demeuré fidèle à son Tacoma. Avec cet esprit conservateur, bon nombre d’acheteurs ont pu rester loin des gros «pick-up» pleine grandeur, le Tacoma s’imposant comme étant le leader de sa catégorie avec plus de 40 % des ventes à lui seul.

2016-Toyota-Tacoma

Alors que l’on assiste à un renouveau avec les introductions des Chevrolet Colorado et GMC Canyon, Toyota réplique par la bouche de ses canons en lançant pour 2016, une troisième génération. On le qualifie, de l’aveu même de Toyota, comme étant un « Bad Ass » ou plus poliment comme un « mauvais garçon ».

Toujours Toyota, mais plus méchant

Le Tacoma a toujours eu des airs plus affirmés que le reste de la gamme Toyota. Il est certain qu’il partage des traits forts avec son cousin utilitaire le 4Runner au niveau de ses lignes taillées à la hache. Il faut dire que ça lui va bien et illustre ce dont il est capable. Il n’y a pas de doute dans mon esprit, le Tacoma est le sportif «Off Road» par excellence.

L’ensemble de la carrosserie est refait pour cette année. On découvre des formes angulaires très puissantes qui mettent en lumière plusieurs aspects fonctionnels et aérodynamiques du Tacoma.

J’aime bien ce que Toyota lui a fait. Il adopte une allure générale plus agressive que la compétition tout en maintenant une certaine affiliation avec la génération précédente. Comme toujours, on évolue et l’on cherche la distinction. L’acheteur pourra même choisir entre deux types de calandres selon le niveau d’équipement et le groupe d’apparat.

On lui impose, pour la première, des DEL aux blocs optiques pour suivre la mode de son grand frère le Tundra. On revient avec des arches de roue proéminentes de couleur contrastante qui ne laissent aucun doute sur ses intentions. Toujours dans le but de confirmer sa proximité avec le plus imposant membre de la famille, on sculpte le panneau de la benne avec un gros TACOMA dans la partie inférieure. Finalement, pour le Canada, on propose des jantes de 16 et 17 pouces alors que l’on nous interdit le magnifique design de 18 pouces à deux tons!

Toyota reste fidèle à ses principes avec différents niveaux de gamme qui transforment d’autant l’allure du Tacoma. D’entrée de jeu, on découvre le SR+, SR5, TRD, Sport et Limited. À cela, on ajoute deux configurations de cellule de vie avec le « Access Cab » et le « Double Cab ».

Cool, mais pratique?

Il faut se le dire, la présentation intérieure de l’ancienne génération du Tacoma était pour le moins endormante. Pour 2016, on corrige le tir avec une allure qui est nettement plus plaisante et surtout dynamique. On peut, à l’image des RAV4 et Highlander, opter pour une configuration droite et haute qui met en lumière des positions faciles pour la manipulation des commandes.

Étant à l’adresse de Toyota, les matériaux sont de premier ordre et l’assemblage sans reproche. On utilise de bonnes qualités de plastique, mais la cuirette aux portières et au tableau de bord m’a semblé pour le moins mince…

Lors du lancement, Toyota a fait tout un cas avec la présence d’un support pour l’insertion d’une caméra GoPro. C’est sympathique, mais je ne peux pas dire que c’est vraiment un accessoire essentiel.

Il est certain que l’on doit s’adapter, mais on retrouve un esprit ergonomique logique pour majorité des contrôles. Il y a toutefois quelques mystères comme la molette pour la gestion de la traction « Crawl » qui est au plafond et nous fait oublier que ce mode existe alors qu’il est pourtant innovant.

Au niveau des fonctionnalités, j’ai préféré, et de loin, le système multimédia à touches tactiles, rapides et simples d’usage. Visuellement similaire en tous points à celui de Honda et se montre vraiment mieux et plus efficace. Pour plus d’informations, Toyota insère un écran de 4.2 pouces TFT à l’instrumentation qui multiplie la transmission de données.

Pour ce qui est de l’espace, j’ai des réserves. Le plancher est très élevé et il est impossible d’ajuster en hauteur les sièges. À ma grandeur, avec une casquette sur la tête, j’avais le sommet du crâne qui frottait au plafond. La cabine est assez étroite et les dégagements pour le coude extérieur sont restreints. Je dois ajouter que le débattement de la colonne de direction télescopique est limité.

Heureusement, à l’arrière c’est plus généreux. On peut prendre place à trois sur la banquette dans un confort relatif. En l’absence de passagers, on peut configurer le siège pour qu’il devienne un espace de chargement supplémentaire vaste.

De justesse

Le Toyota Tacoma 2016 sera livrable avec un choix de deux moteurs comme à l’habitude. Malheureusement et étonnamment, uniquement le V6 était sur place lors des essais, impossible de tester le L4 de 2.7 litres de 159 chevaux et 180 lb-pi de couple. Ce dernier est le seul qui est disponible avec la boite manuelle à cinq rapports et le système 4X2. Sans contact, difficile d’insister plus longtemps sur le sujet!

Cela m’amène donc au nouveau V6 de 3.5 litres. Il propose une technologie encore inédite dans le segment en offrant le cycle Atkinson. D’une puissance de 278 ch et 265 lb-pi, il désire s’orienter vers la faible consommation de carburant. Il faut toutefois savoir que le cycle Atkinson n’est pas permanent. Selon la situation et la demande énergétique, il peut tout simplement revenir à un mode « normal ». Malheureusement, nous n’avons pas le contrôle. Au compte, les performances sur la route sont gommées et les 278 chevaux sont très discrets. À un point tel en fait qu’un collègue croyait dur comme le fer être au volant du L4, c’est tout dire!

Le V6 peut être juxtaposé au choix à une boite manuelle à six rapports ou encore une compétente automatique avec le même nombre d’embranchements. Encore une fois, les limites de l’essai m’ont fait conduire uniquement l’automatique. Pour ce qui est de la consommation, Toyota Canada ne dévoile pas de chiffre officiel pour le moment. Toutefois, un collègue américain m’a transmis les données pour le sud et on parle d’une moyenne de 11.78 litres/100km, ce que j’ai à peu près obtenu.

Pour la robustesse

Pour ce lancement, Toyota n’a pas particulièrement insisté sur les prouesses routières du Tacoma. Après tout, une camionnette est une camionnette et se comporte toujours un peu maladroitement sur la route. Même si il est techniquement intermédiaire, il est plus long que la majorité des automobiles qu’il côtoie, son diamètre de braquage est important et les suspensions sont très permissives en plus d’un léger sautillement occasionnel.

C’est donc sur un parcours hors route assez intense que Toyota a décidé de nous transporter en forêt pour que l’on découvre avec étonnement de quoi il est capable quand vient le temps de s’enfoncer dans les bois.

Déjà lorsque l’on roule sur un chemin de terre chaotique, il se démarque par la solidité de son châssis. Il y a certainement des flexions, mais elles se montrent très bien contrôlées. À cela, je dois ajouter qu’il intègre maintenant avec une collection d’éléments insonorisant qui rendent l’expérience encore plus intéressante. On n’a plus l’impression d’avoir les roues collées sur les oreilles.

Avec ses angles d’approche et de départ parmi les plus prononcés de toute l’industrie, il peut passer pas mal où il veut. La garde au sol est aussi plus haute que la moyenne ce qui nous offre la possibilité de surpasser n’importe quel obstacle ou presque. Cette année, on arrive avec le système de gestion de la traction et du freinage en situation extrême « Crawl » ou en français « Marche lente ». C’est un programme que l’on connaît depuis plusieurs années chez d’autres fabricants. Essentiellement, il gravit ou descend des pentes abruptes ou encore des chemins particulièrement difficiles en se gérant lui-même. Il ne nous reste qu’à orienter le véhicule. Il accélère et freine de manière autonome. C’est vraiment impressionnant.

Bien que moderne, Toyota garde un pied dans la tradition avec des suspensions à lames et des freins à tambours sur l’essieu arrière. On nous assure qu’il s’agit d’un objectif purement fonctionnel pour ce qui est de la stabilité, de la capacité de chargement et pour éviter que des cailloux ne s’installent entre les plaquettes de frein et les étriers. Il faut admettre que dans les conditions d’essai, ça va bien. On nous dit que l’acheteur moyen d’un Tacoma relègue au 20e rang la capacité de remorquage dans la liste des priorités. On reçoit malgré tout la possibilité de mettre une remorque de 6 500 livres derrière le Tacoma.

Conclusion

Le Toyota Tacoma  2016 demeure fidèle à lui-même. Il est toujours le plus sportif et le plus extrême de la catégorie. Il multiplie les facteurs d’intérêts comme sa qualité de fabrication, son design agréable, ses capacités hors route impressionnantes et l’on ne doit surtout pas oublier qu’il se montre un exemple de fiabilité. Malheureusement, pour ce qui est de la tarification, nous devrons attendre encore un peu le temps que les Tacoma s’approchent des concessions.

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